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Observatoires Société - Environnement

Le suivi sur le long terme de données récoltées de manière systématique, la valorisation de bases de données créées lors de programmes de recherche, l’insertion régulière de séries statistiques, la structuration de l’information qualitative et de la donnée géo-référencées font partie intégrante de la conception d’un observatoire.

L’objectif des observatoires est de mieux comprendre la dynamique de certains processus (population, migration, biodiversité, climat, etc.) sur des espaces particuliers (ville, périurbain, écosystème, terroir, etc.).

L’observatoire permet aussi un meilleur partage de l’information à toutes les échelles des pratiques de recherche. Le lien avec les collectivités territoriales favorise enfin une meilleure valorisation pour la construction de politiques publiques.

Trois types d’actions sont gérés par le LPED :

  • La création d’observatoires : Observatoire de l’Environnement Urbain de Marseille comprenant des dispositifs expérimentaux comme le Parc Urbain des Papillons ;
  • La participation et la cogestion d’observatoires existants au Sénégal et au Burkina Faso ;
  • La participation au réseau des observatoires des OHM (Bassin minier de Provence, Rhône) et de l’OSU-Institut Pytheas.

Environnement urbain

Responsable de programme : Magali Deschamps-Cottin et Elisabeth Dorier

OBSERVATOIRE PLURIDISCIPLINAIRE DE L’ENVIRONNEMENT URBAIN À MARSEILLE

L’environnement urbain pris au sens large du terme, en tant que milieu dans lequel un organisme fonctionne, incluant l’air, l’eau, la terre, les ressources naturelles, la flore, la faune, les êtres humains et toutes leurs interrelations, pose aujourd’hui de nombreux questionnements scientifiques. Les politiques publiques initiées en France par exemple, notamment dans le cadre des lois Grenelle I et II assoient les projets de territoire sur la notion de Développement Durable et les collectivités territoriales l’intègrent dans leurs documents d’urbanisme et d’aménagement du territoire (SCOT, POS, PLU…).

Le LPED (UMR 151 AMU/IRD) met en place depuis janvier 2012 un Observatoire Pluridisciplinaire de l’Environnement Urbain (OPEU). Il s’appuie sur de nombreux partenaires scientifiques, institutionnels et associatifs. Les territoires concernés prioritairement par ce dispositif sont la ville de Marseille et les zones urbanisées sous son influence.

Une définition transversale de l’environnement urbain

L’environnement urbain pris au sens étroit du terme qualifie l’ensemble des écosystèmes présents dans le milieu urbain et de leurs interactions avec l’habitat humain, qui est son sens à la fois le plus strict et le plus usité dans les publications internationales. Il inclut l’air, l’eau, la terre, les ressources naturelles, la flore, la faune, les êtres humains et toutes leurs interrelations. Il pose aujourd’hui de nombreux questionnements scientifiques.

L’environnement urbain au sens large est un concept qui désigne les milieux en tant que cadres de vie transformés, construits, habités, perçus, vécus par l’homme. Il renvoie donc également à des composantes économiques, sociales, politiques, symboliques. Il ne peut pas se passer d’une réflexion sur les pratiques et les représentations des citadins dans des rapports différenciés à ces milieux de vie. Cela souligne l’intérêt de prendre en compte les « modes du vivre en ville » dans toutes les dimensions historiques et culturelles de la relation entre les citadins et l’espace.
On pourrait ainsi définir l’Environnement Urbain comme « support, enjeu et produit de la matérialité des relations entre les sociétés citadines et leurs espaces de vie » (Dorier 2003 et 2006) :

  • support matériel et cadre de vie dont les caractères physiques (sol, pentes, exposition, drainage) et biologiques (végétation, faune,…) attirent, repoussent, posent des problèmes d’aménagement, orientent des faits sociaux (comme la ségrégation ou la spéculation foncière).
  • produit de stratégies de mise en valeur, différenciées selon les groupes sociaux, des politiques de développement urbain et des enjeux immobiliers dans la ville. Il est potentiellement enjeu de conflits.

L’environnement urbain ainsi défini peut constituer une excellente entrée pour étudier les socio-systèmes urbains, si l’on admet que ceux-ci ne constituent pas des abstractions, mais s’incarnent dans la matérialité de la ville.
L’environnement urbain peut également constituer un excellent prisme d’analyse d’autres aspects de la vie urbaine, par exemple, les processus de tissage de liens sociaux ou, symétriquement, les divisions sociales de l’espace urbain et les rapports de forces entre groupes sociaux ou acteurs aux intérêts divergents.

Un Observatoire Pluridisciplinaire de l’Environnement Urbain se doit donc de dépasser une démarche « biocentrée » où seule compte la nature ou les milieux. Nous proposons d’interroger « l’environnement urbain » au sens de « prise en considération du milieu physique dans un contexte social » dans le cadre d’une approche systémique (Tissier 1992).
Il s’agit également de dépasser les frontières classiques entre le rural et l’urbain, la nature et la ville pour étudier les interactions permanentes entre ces termes, car l’état de la « nature » en ville ne peut être déconnecté des milieux « source » ; symétriquement, la ville et ses états peut également être source d’impacts sur les milieux ruraux environnants.

Pour des acteurs et des échelles multiples
L’objectif de ce dispositif est de fédérer les différents acteurs (scientifiques, collectivités territoriales, associations locales, sociétés savantes…) autour d’un territoire commun, afin de mettre en évidence ses évolutions. Ces dernières se manifestent à des échelles spatiales et temporelles variées, ainsi qu’à des niveaux d’organisation très différents. La compréhension des processus à l’œuvre implique dès lors des approches pluri – et interdisciplinaires, qui permettent l’intégration du caractère multifonctionnel et multi scalaire des territoires urbains.

Un socle de connaissances antérieur
Le LPED a conduit de nombreux travaux sur les territoires de l’urbanisation aussi bien en Sciences Humaines et Sociales (Démographie, Géographie, Sociologie, Economie) qu’en Sciences de la nature (Ecologie, Climatologie). Les données sont issues de programmes de recherches (PIRVE », Atlas analytique de la trame verte urbaine », ANR Ville durable « Trame verte urbaine », PUCA « Ensembles résidentiels fermés », programmes « Ensembles sécurisés et Ville passante », ANR « EUREQUA » (Evaluation de la qualité environnementale des quartiers), et plusieurs thèses de géographie, écologie, sociologie (A.Bossu, J.Dario, P.Toth, D.Rouquier...). Elles sont capitalisées à travers la création de bases d’information élargies et complémentaires, afin d’apporter des regards croisés à la réflexion globale sur la notion de durabilité de l’environnement urbain.

Un questionnement commun
L’OPEU ouvre une perspective novatrice et pertinente pour l’étude d’un territoire urbain. Le fil conducteur renvoie à la dualité « fragmentations/ continuités ». En effet, d’un coté, la ville tend à se fragmenter et se fermer, notamment par l’essor récent des résidences fermées. De l’autre coté, de nouvelles politiques incitent, au contraire, à développer le rôle de la ville comme lieu de possibles continuités écologiques (trames vertes) ou sociales (politiques de:mixité, d’espaces publics..). Peuvent ainsi être étudiées des logiques contradictoires que l’observatoire permettra de suivre sur le long terme, de manière pluridisciplinaire. La diversité écologique et sociale dépendante, sur le long terme, de ces dynamiques urbaines est au centre de nos observations.

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Mise en œuvre et bases de données
Fondé sur la création de bases de données pluridisciplinaires, l’OPEU est doté d’outils statistiques et géomatiques performants. La plate-forme de géomatique mutualisée entre le LPED et l’IMBE (UMR CNRS 7263 - IRD 237) est le support technique et scientifique indispensable à sa mise en place.
Ces données quantitatives ou qualitatives portent actuellement sur :

  • Les formes urbaines et leurs dynamiques
  • les espaces résidentiels et leurs dynamiques
  • Les continuités viaires et perméabilités (indicateurs de « ville passante » et de marchabilité),
  • Des indicateurs de qualité environnementale des quartiers
  • Les « espaces verts » publics et privés et leur accessibilité
  • Les communautés floristiques en milieu urbain (flore spontanée et cultivée)
  • Les communautés faunistiques (Lépidoptères Rhopalocères, oiseaux)
  • Les paramètres météorologiques (T°C, pollutions, vents)
  • Certains facteurs de risques sanitaires
  • L’observation et l’analyse des pratiques, représentations sociales et actions publiques

L’observatoire s’appuie également sur 2 sites expérimentaux (friches urbaines) mis à disposition par la ville de Marseille pour une durée de 8 ans renouvelable ; ainsi qu’un réseau de Sciences Participatives (« Sauvages de ma rue ») pour les relevés floristiques.

Le suivi de données et la « veille » scientifique sont articulés à un échange des connaissances à travers diverses approches participatives

  • Compilation et centralisation des connaissances acquises depuis plusieurs années sur le territoire
  • Actualisation régulière des bases de données et des séries statistiques descriptives
  • Diffusion/échanges des connaissances : scolaires, grand public (programme de sciences participatives « sauvage de ma rue », ateliers pédagogiques sur le site observatoire du Parc Urbain des Papillons, …)

Un projet scientifique et opérationnel, une base d’échanges
Le projet à une triple finalité

  • Outil interdisciplinaire de recherche pour l’étude de l’écosystème urbain et de la géographie urbaine
  • Outil d’aide à la décision pour l’action publique par le développement d’indicateurs intégrés du milieu urbain
  • Création et animation d’un réseau de partage de l’information entre les différents partenaires et acteurs (scientifiques, collectivités territoriales, associations, …)

Partenariats

  • MNHN (CERSP, UMR 7204)
  • IMBE (UMR CNRS 7263 - IRD 237)
  • TELEMME (UMR 7303)
  • Mairie de Marseille
  • AgAM (Agence d’Urbanisme de l’Agglomération Marseillaise)
  • Communauté urbaine MPM
  • Région PACA
  • GrDF
  • Associations (La Chevêche, Collectif SAFI, …)
  • ENSP

Sénégal

Responsable de programme : Valérie Delaunay

Historique

Les besoins en connaissances très fines sur les dynamiques de population en Afrique ont conduit très tôt les chercheurs, et notamment des démographes, à développer des systèmes d’observation permettant le suivi des populations sur des temps longs (plusieurs décennies). Ces systèmes sont aujourd’hui nombreux et de plus en plus intégratifs, puisqu’ils étendent l’observation à la santé des populations humaines et aux dynamiques sociales et environnementales.

Les systèmes d’État-Civil peinent encore aujourd’hui à se mettre en place ; les recensements sont lourds et coûteux, et les enquêtes sur échantillon subissent souvent la critique, pour les biais de collecte qu’elles génèrent. Dans ce contexte, de nombreux systèmes de suivi démographique (SSD) ont été développés en Afrique : Niakhar au Sénégal fait parti des plus anciens (mis en place en 1962). Aujourd’hui on compte 44 SSD dans le monde, dont près des trois-quarts (32) sont en Afrique. Ils sont rassemblés au sein d’un réseau international (INDEPTH network) et sont autant des sources d’information de qualité que des plateformes de recherche.

Au Sénégal, 3 sites sont actuellement fonctionnels : Bandafassi dans le Sénégal oriental, Mlomp en Casamance et Niakhar dans la région de Fatick. Ces trois sites sont sous la responsabilité de l’IRD à travers l’unité URMITE (UMR198 IRD-Aix-Marseille Université) et le LPED (UMR151 IRD-Aix-Marseille Université).

Méthodologie

Ces trois observatoires reposent sur une même méthodologie : un recensement initial suivi de passages permettant le relevé régulier des événements démographiques produits dans l’intervalle. Aujourd’hui les populations des sites de Bandafassi et Mlomp sont enquêtés une fois par an tandis que celle du site de Niakhar est enquêtée tous les 4 mois. Leur population est respectivement de 13000, 8000 et 44000 personnes.

Ce suivi démographique est complété par :

  • un suivi sanitaire (recueil d’autopsie verbale permettant l’attribution de causes probables de décès, suivi de certaines maladies) ;
  • un suivi économique (niveau de vie des ménages, biens agricoles, scolarisation) ;
  • un suivi environnemental (pluviométrie, accès à l’eau, production agricole).

Objectifs

Les objectifs de ces observatoires sont 1) de produire des informations sur les évolutions démographiques, sanitaires et environnementales utiles aux décideurs politiques et aux développeurs ; 2) de fournir un terrain permettant de suivre et d’évaluer des interventions visant à améliorer le bien-être et les conditions de vie des populations, ainsi que des méthodologies de recherche innovantes ; 3) d’offrir une plateforme de recherche pluridisciplinaire.

Thématiques et projets

Les thématiques de recherche sont diverses. Plusieurs d’entre elles concernent la santé : mortalité des enfants, paludisme, causes de décès, accès aux soins, maladies émergentes, essais cliniques. D’autres s’intéressent aux changements sociaux et démographiques : évolution de la famille, baisse de la fécondité, les réseaux sociaux, les migrations. Certaines enfin portent sur les relations entre les Hommes et leur milieu et se construisent dans la pluridisciplinarité entre les sciences sociales et de la nature : sensibilité des anthropo-écosystèmes, vulnérabilités et adaptations aux changements globaux (climat, croissance démographique...).
Au LPED, les projets actuellement en cours, et ayant pour terrain les sites d’observation du Sénégal, sont :

  • MADAS : Evaluation et amélioration de la qualité des données sur la mortalité des adultes en Afrique sub-Saharienne
  • ESCAPE- Changements environnementaux et sociaux en Afrique - passé, présent et futur
  • ReSo : Réseaux sociaux et Santé à Niakhar

Partenariat

Sénégal :

  • Agence Nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD)
  • Institut Pasteur de Dakar
  • Ministère de la santé et de l’Action Sociale
  • Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD)
  • Université Gaston Berger de Saint-louis (UGB)
  • International :
  • Aix-Marseille Université (AMU)
  • CDC Atlanta
  • Columbia University
  • INDEPTH Network
  • Institut de Recherche pour le Développement (IRD)
  • Institut National d’Etude Démographique (INED)
  • Institut National de la Santé Et de la Recherche Médicale (INSERM)
  • London School of Hygiene and Tropical Medicine
  • Maryland University
  • McGill University
  • PATH
  • WHO

Pour en savoir plus …

Delaunay V, Marra A, Lévi P, et al. 2002. Niakhar demographic surveillance system, Senegal , in INDEPTH Network (eds). Population, Health and Survival at INDEPTH Sites, Ottawa, IDRC, pp. 279-285. http://www.idrc.ca/EN/Resources/Pub...

Pison G. ., Gabadinho A., Wade A., Enel C. 2002. Mlomp demographic surveillance system, Senegal. in INDEPTH Network (eds). Population, Health and Survival at INDEPTH Sites, Ottawa, IDRC, pp. 271-278. http://www.idrc.ca/EN/Resources/Pub...

Pison Gilles, Guyavarch Emmanuelle, Sokhna Cheikh. 2002. Bandafassi demographic surveillance system, Senegal. in INDEPTH Network (eds). Population, Health and Survival at INDEPTH Sites, Ottawa, IDRC, pp. 263-269. http://www.idrc.ca/EN/Resources/Pub...

Delaunay V. 2002. « Apports et limites de l’observation continue. Le suivi de population de Niakhar au Sénégal. » in Baya B et Willems M (eds). L’apport des approches renouvelées pour l’analyse du début de la transition démographique, Paris, CEPED, pp. 79-100. http://horizon.documentation.ird.fr...

Pison Gilles. 2005. “Population observatories as sources of information on mortality in developing countries”. Demographic Research, 13 (13), p. 301-334. (http://www.demographic-research.org).

Burkina Faso

Responsable de programme : Stéphanie Dos-Santos

Bien qu’une attention particulière aient été portée sur la réduction de la pauvreté et la promotion de la santé en Afrique sub-saharienne, la plupart des projets de développement se sont concentrés sur les populations rurales et ce, jusqu’à récemment. Caractérisée par une croissance démographique et spatiale rapide, Ouagadougou est le théâtre de grands enjeux tels que la persistance des maladies infectieuses, l’émergence des maladies chroniques, la pollution, la sécurité, le développement de zones informelles rendant l’accès aux services urbains de base problématique, etc. Par ailleurs, une grande inégalité socio-économique masque des situations parfois très précaires pour les populations les plus marginalisées.

Historique

L’Observatoire de Population de Ouagadougou a été créé par l’Institut Supérieur des Sciences de la Population(ISSP ex-UERD) en 2002 sur la base d’un pilote sur deux quartiers de la ville dans le but d’étudier les disparités en santé, mettre au jour la frange de la population la plus vulnérable et développer et tester des programmes et interventions pour l’amélioration des conditions de vie des plus pauvres.

L’OPO actuel


Depuis 2008, l’OPO collecte périodiquement des informations dans cinq quartiers de la périphérie nord de la capitale du Burkina Faso. Trois quartiers non lotis (Nioko 2, Nonghin et Polesgo), totalisant 45 700 habitants en 2012, ainsi que deux quartiers lotis (Kilwin et Tanghin), abritant 40 700 habitants, ont été sélectionnés. Afin de rendre compte de la diversité des conditions de vie de la population urbaine.

Données et projets de recherche

Des données sur les principaux événements vitaux (naissance, décès, unions, arrivées et départs) sont collectées en moyenne tous les 10 mois. A ces données collectées en routine, des enquêtes portant sur la santé, sur le niveau socio-économique ainsi que sur l’éducation sont régulièrement conduites. La mise à jour régulière de l’ensemble de ces informations permet de mesurer et d’analyser les changements et les tendances observés au cours du temps.

Sur la base d’un premier projet de recherche, Vulnérabilité et santé dans un contexte d’urbanisation croissante en Afrique de l’Ouest, l’équipe a travaillé sur un large éventail de problématique relevant surtout de la santé urbaine : les facteurs de risque des maladies chroniques (et notamment l’obésité), les accidents, la santé mentale, la santé environnementale, le vieillissement démographique, les facteurs de risque des maladies infectieuses, la contraception, etc. En fonction de différents facteurs (pauvreté, éducation, genre, migration, etc.), des différentiels plus ou moins importants ont été observées.

Par la suite, d’autres projets se sont greffés à cette plateforme : surveillance de la fièvre typhoïde, surveillance de l’accès à l’eau, analyse des liens entre les décisions en matière de fécondité et l’éducation, ou encore l’évaluation d’un programme innovant visant à réduire la pauvreté.

Accès aux données et collaboration

Des statistiques descriptives ainsi que des cartes sont disponibles sur le site internet de l’OPO. Des données individuelles anonymes sont accessibles à la communauté scientifique sur la base de conventions de collaboration. Les résultats principaux sont publiés dans Ouaga Focus, un bulletin destiné à la diffusion large des résultats et de la culture scientifique. Les agences gouvernementales ou non peuvent obtenir des résultats et des données agrégées pour leurs besoins sur demande.

L’OPO présente une plateforme de recherche scientifique et d’interventions unique permettant de tester des programmes innovants dans le but de promouvoir le bien-être et la santé des populations urbaines les plus pauvres. A ce titre, les futures collaborations avec les équipes de recherche scientifique et les programmes d’intervention sont vivement encouragées .

Partenariats actuels

  • Institut Supérieur des Sciences de la Population de l’Université de Ouagadougou Burkina Faso : institution porteuse du projet et du financement.
  • Institut National d’Etudes Démograhiques de Paris - France
  • University College London – Royaume-Uni
  • Département de démographie de l’Université de Montréal - Canada
  • Département de sociologie de l’Université d’Ottawa - Canada
  • Institut de Démographie de l’Université Catholique de Louvain-la-Neuve - Belgique

Pour en savoir plus sur l’Observatoire de Population de Ouagadougou : www.issp.bf/opo

L’observatoire des ressources et de l’accès à l’eau

Dans les villes à fortes contraintes environnementales, les populations dépourvues d’accès aux services urbains de base, tels que le réseau d’adduction d’eau, et résidant dans des habitats précaires, sont vulnérables aux aléas climatiques telles que les périodes de sécheresse ou, au contraire, les excès de pluie. A Ouagadougou, un quart de la population vit dans les zones périphériques informelles.
Depuis 2011, l’observatoire des ressources et de l’accès à l’eau est intégré à l’OPO et couvre les trois quartiers périphériques et informels de la plateforme.

Actuellement, le projet Variabilités climatiques, conditions d’accès et d’utilisation des ressources en eau dans les quartiers d’habitat informel de Ouagadougou (Var20) vise d’abord à comprendre comment les aléas climatiques affectent la disponibilité et la qualité de l’eau au sein des ménages résidant dans ces zones. A cet effet, des données climatiques et hydrologiques sont collectées quotidiennement. L’objectif est ensuite de mettre en évidence les conséquences sur la santé des individus, et particulièrement des enfants, des quantités et de la qualité de l’eau utilisée au sein des ménages, dont on fait l’hypothèse qu’elles sont variables en fonction de la saison et des chocs climatiques. Enfin, les conséquences sociales au sein des ménages seront analysées, notamment en termes de rapports de genre et d’autonomie des femmes en relation avec la variabilité de l’accessibilité à l’eau. Une question transversale aborde les stratégies développées par ces populations pour faire face à ces contraintes.

La population de la zone d’étude est évaluée à 35000 individus. Les conditions d’accessibilité à l’eau sont enquêtées en routine tous les trois mois. En dehors de l’analyse descriptive des conditions d’accessibilité à l’eau variable sur le temps (saison et année), ces données sont mises en relation avec des données sur la santé environnementale des enfants également recueillis en routine tous les trois mois. Les relations de genre et la question de l’émancipation des femmes sont également étudiées .

Partenaires

  • François de Charles OUEDRAOGO - Département de Géographie (UO) – Responsable du projet.
  • Abdramane SOURA – ISSP (UO) - Institution gestionnaire du financement.
  • Julien NIKIEMA - Laboratoire d’Hydrogéologie (UO).
  • Patrice TOE - Département de sociologie et économie rurales - Université de Bobo-Dioulasso.
  • Bakary SANOU - Office National de l’Eau et de l’Assainissement (ONEA), Ouagadougou.
  • Pascal YAKA - Direction Générale de la Météorologie, Ouagadougou.

Pour en savoir plus sur l’observatoire des ressources et de l’accès à l’eau : www.issp.bf/

Congo

Responsable de programme : Elisabeth Dorier

Observatoire Sanitaire et Social de la République du Congo

Mots clés : santé – carte sanitaire - environnement urbain- eau, assainissement, salubrité – inégalités socio-spatiales- pauvreté - paludisme- structures d’encadrement social - appui à la décision.

Thématique(s) de recherche

Ce programme, qui est en phase d’élaboration, doit permettre de réaliser un état des lieux spatialisé du système sanitaire et de la situation épidémiologique et d’en analyser les évolutions et les enjeux dans le contexte de recompositions et de reconstruction que connaît actuellement le Congo. Une attention spécifique est portée aux milieux urbains.

Résumé

20 ans après le programme ORSTOM “Santé et environnement à Brazzaville” dirigé par M. Lallemant auquel E. Dorier avait participé dans le cadre de sa thèse (Dorier-Apprill, 1993, “environnement et santé à Brazzaville, de l’écologie urbaine à la géographie sociale”), aucune étude systématique n’a été menée sur ce thème au Congo, notamment en raison de l’instabilité politique qu’a connue le pays. Les premières enquêtes institutionnelles nationales sur l’offre de soins, financées par le FNUAP et l’OMS ont été relancées au Congo en 2005 et 2006, dans le cadre du Ministère de la Santé et des Affaires Sociales.

Ce programme de recherche pour le développement en partenariat avec le Ministère de la Santé et des Affaires Sociales comporte un double objectif scientifique et opérationnel :

Échelle nationale :

  • Objectif scientifique : à partir du traitement spatialisé de données d’enquêtes nationales, réaliser un état des lieux géographique du système sanitaire et de son accessibilité spatiale et sociale, analysés dans le contexte de recompositions et de reconstruction de connaît actuellement le Congo.
  • Objectif opérationnel : appui méthodologique à la mise en place d’un OBSERVATOIRE SANITAIRE ET SOCIAL, une structure pérenne d’aide à la décision fondée sur la mise en œuvre d’un système d’information géographique (SIG) au sein de la Direction des études et de la planification du MSAS afin d’y intégrer et d’y tenir à jour l’information sanitaire aux diverses échelles (pays, départements, circonscriptions socio-sanitaires, districts sanitaires, structures de soins).

Echelle urbaine (Brazzaville, Pointe Noire)

  • analyse urbaine : spécifique, aux échelles fines dans les grandes villes (Brazzaville et Pointe Noire) et portant particulièrement sur les relations (socialement et spatialement différenciées) entre environnement urbain et exposition à certains risques sanitaires. Bilan scientifique des évolutions urbaines depuis les enquêtes menées par l’IRD dans les villes congolaises en 1985-88. Identification de zones de risques environnementaux pathogènes et de groupes de populations vulnérables.
  • Objectif opérationnel : production de matériel visuel (photo-interprétations, cartes) en appui à la prévention et d’éducation environnementale (paludisme, maladies hydriques).

Publication prévue  : Atlas de la santé du Congo-Brazzaville.

Méthodologie

  • Exploitation géographique de deux enquêtes réalisées par le Ministère de la santé et des affaires sociales du Congo, ‘une avec le FNUAP (enquête « carte sanitaire, 2005, portant sur 1712 structures de soins publiques et privées), l’autre avec l’OMS (enquête « cartographie de l’offre de soins », 2006, portant sur 490 centres de santé intégrés offrant un « paquet minimum d’activités » selon les standards OMS). Cette première phase requiert un important travail préparatoire.
  • géolocalisation des structures de soins enquêtées et des périmètres de référence (districts, circonscriptions socio-sanitaires, départements), intégration des données dans un SIG muti-sources original (élaboré par l’équipe) permettant des requêtes et croisements
  • élaboration d’indicateurs géographiques relatifs à l’offre de soins par rapport aux données démographiques des périmètres de référence à partir d’une sélection de variables couvrant les différents aspects du système de santé congolais (typologie des structures de santé, sources d’approvisionnement en eau, en énergie et des moyens d’assainissement, ressources humaines, capacité d’accueil des formations sanitaires).
  • - élaboration d’indicateurs géographiques relatifs à ma morbidité et la mortalité enregistré dans les structures de soins
  • analyse spécifiques aux échelles fines dans les grandes villes (Brazzaville et Pointe Noire) et particulièrement sur les relations entre environnement urbain et exposition à certains risques sanitaires, dans une optique de prévention et d’éducation environnementale (paludisme, maladies hydriques)
  • enquêtes de terrain dont le cadre de sondage pourra être défini après publication des résultats du recensement national

Personnes du LPED impliquées

Elisabeth Dorier + 3 étudiants de Master en 2009, eet Sébastien Bridier

Collaborations envisagées avec l’équipe POPSANTE pour une aproche comparative Brazzaville/ Pointe Noire/ Dakar

Partenaires

Enseignants chercheurs de l’Université de Provence :

  • Frédéric Audard, UMR Espace
  • Collaboration : Xavier Durang : Géographe statisticien

Chercheurs affectés au Ministère de la santé et des affaires sociales du Congo :

  • FSS : Yvonne Voubo Matoumona, Médecin-conseil
  • DEP (Direction des études et de la planification) : Philippe Samba, statisticien
  • DGPOP (Direction générale de la population) : Michel Bitémo, statisticien-démographe
  • DLE (Direction de la lutte contre la maladie) : Patrick Bitsindou, chercheur, entomologiste médical
  • Enseignants chercheurs Université Marien Ngouabi. Yolande Ofouémé-Berton, géographe

Financements

Université de Provence - Ministère de la santé et des affaires sociales (équipement, fonctionnement, frais d’enquêtes)+ appui du SCAC (compléments missions, projet de publication)+ Université Marien Ngouabi (chercheurs, logistique, encadrement d’étudiants)

Calendrier

La durée envisagée pour le projet est de 2 ans, mais elle est susceptible d’évoluer selon l’accès à certaines données indispensables (résultats du recensement national). Année 1 : cartographie et analyse de l’offre de soins publique, privée, associative. Elaboration d’indicateurs – appui à la mise en place d’un observatoire au MSAS. Année 2 : approfondissement par des enquêtes complémentaires.

Une lettre d’intention officielle a été signée (nov 2007) entre Université de Provence et MSAS, elle prélude à une convention en cours de signature.

État d’avancement

L’année 2008 a été consacrée à missions d’évaluation et de formation, l’acquisition d’équipement informatique pour le MSAS, des sessions de formation géomatique destinée aux chercheurs du MSAS impliqués dans le projet, la mise à disposition du LPED des données d’enquêtes nationales.

Côté équipe VillEnDev, les travaux préparatoires ont porté sur la restructuration des fichiers de données, le SIG, la cartographie des périmètres administratifs, des localités du Congo, des centres de soins du Congo.

Des travaux de photo-interprétation et enquêtes sur l’environnement urbain ont débuté en 2008-2009.

L’élaboration d’indicateurs de l’offre de soins et leurs analyses commence en février 2009.

Le calendrier de cette phase est largement dépendant de la diffusion des résultats du recensement national congolais.

ObsMICE-Δ

Responsable de programme : Ambroise Dalecky

Observatoire des petits Mammifères Indicateurs des Changements Environnementaux - le cas du Delta du Sénégal (ObsMICE-Δ)

L’observatoire concerne le Delta du fleuve Sénégal, cuvettes alluviales de la vallée d’un défluent du fleuve, le Lampsar au Sénégal. Les trois principaux sites sélectionnés sont distants de moins de 10 km : la cuvette de Savoigne, le casier du Djeuss et le Périmètre Irrigué Villageois (PIV) de MBarigo.
Le Sahel subit depuis plusieurs décennies d’importantes modifications environnementales provoquées par les effets combinés d’une forte pression anthropique et du changement climatique. D’une part, l’aridification des habitats sahéliens, qui persiste depuis la fin des années 1960, est liée à la diminution de l’abondance et de la répartition des précipitations et à un glissement de leur distribution vers le sud. D’autre part, l’extension des périmètres irrigués à usages agricoles constitue au Sahel un des changements d’usages majeurs qui vise à limiter les effets de l’aridification. Au Sénégal il a été montré que les petits mammifères sont des indicateurs des changements environnementaux. Dans les domaines de la production agricole et de la santé, ces changements contrastés peuvent favoriser l’expansion de l’aire de distribution voire la pullulation d’espèces de petits mammifères ravageurs des stocks et des cultures, et/ou connus comme hôtes de pathogènes touchant les populations humaines et le bétail.
Du point de vue alimentaire, le Sénégal est largement tributaire des importations de riz.
Cette situation de dépendance alimentaire prononcée est liée à la combinaison de plusieurs facteurs notamment sociaux, économiques et écologiques. Néanmoins, à proximité immédiate du fleuve Sénégal la disponibilité en eau douce permet potentiellement la riziculture à l’échelle de plusieurs dizaines de milliers d’hectares de périmètres irrigués.
Nos sites et protocoles d’échantillonnage s’inscrivent dans un suivi à long terme des faunes de petits mammifères des zones irriguées qui nous permet de documenter sur le temps long les variations de structure et d’abondance des communautés en lien avec les modifications locales du paysage agricole et avec les changements régionaux. Le suivi a permis d’alerter en 2010 et 2016 les services de la Protection des Végétaux du Sénégal en raison d’abondances de rongeurs anormalement élevées dans les cultures ces années.
L’objectif de l’observatoire est de pérenniser ce suivi longitudinal des populations de petits mammifères, et de rassembler, analyser, valoriser et mettre à disposition de la communauté scientifique et des gestionnaires les informations historiques et contemporaines collectées.
Cet observatoire contribue à :

  • mettre en place une étude comparative et pluridisciplinaire des usages par l’Homme, des conditions environnementales et de l’abondance de petits mammifères,
  • replacer notre étude dans le cadre d’aménagements hydrauliques majeurs et des changements globaux (climatiques et anthropiques),
  • générer des données permettant de tester les prédictions des modèles de cycles et pullulations des populations de rongeurs africains. Du point de vue appliqué, les résultats collectés dans le cadre de l’observatoire sont transférés aux partenaires locaux et aideront à orienter les mesures de gestion des populations d’espèces animales ravageurs des cultures et des stocks ou impliquées dans la transmission de pathogènes.

L’observatoire concerne deux des cinq thématiques scientifiques couvertes par l’OSU Institut Pytheas : Sciences de la biodiversité et écologie & Interaction Sociétés - Environnement.

Le dispositif de mesure

La cuvette de Savoigne a été échantillonnée mensuellement, de façon répétée et standardisée par des mammalogistes de l’Orstom (IRD) en 1975-76 (Poulet 1980, 1982), 1981-83, puis dans les années 1990 (A. Poulet & K. Bâ, données brutes disponibles). Nous avons par la suite échantillonné de façon comparable les mêmes parcelles, ainsi que celles des casiers du Djeuss et du PIV, annuellement de 2008 à 2012, puis en 2014. La cuvette de Savoigne est cultivée en permanence depuis de nombreuses années. Les parcelles du Djeuss et du PIV étaient cultivées jusqu’en 2003, laissées en friches et pâtures jusqu’en 2009 et 2010, cultivées régulièrement depuis. Ces dernières, ainsi que les parcelles de Mboubène (échantillonnées en 2007 et 2016) sont directement concernées par des (ré)-aménagements hydro-agricoles majeurs : faucardage, curage, élargissement et endiguement des cours d’eau (financement du Millennium Challenge Account - Sénégal).

  • Echantillonnage spatialement hiérarchisé de petits mammifères terrestres avec un protocole standard de capture dans des parcelles cultivées et des friches adjacentes. Mise au point d’un protocole d’échantillonnage dédié aux bâtiments de stockage des récoltes (partenariat avec l’ADEMBA et l’ISRA).
  • Recueil de données environnementales.
  • Base de données Petits Mammifères (BPM).

Les données enregistrées

  • Détermination spécifique.
  • Indice d’abondance.
  • Données morphométriques, estimation de structure d’âge, paramètres de reproduction.
  • Prélèvements de tissus (rate, foie, rein, sang), d’ectoparasites (puces, tiques) et d’endoparasites (helminthes gastro-intestinaux).
  • Paramètres environnementaux locaux (usage, type d’aménagement, irrigation, stade de la végétation, pourcentage de couvert végétal, description des strates de végétations herbacée et ligneuse, etc.) et régionaux (pluviométrie, etc.).
  • Données de rendement des casiers rizicoles disponibles auprès de partenaires Sénégalais. Les données et les échantillons collectés lors du suivi sont intégrés à la BPM et à la plateforme « Collection » hébergée au CBGP (http://www1.montpellier.inra.fr/CBG...ères-0), leur accès est soumis à l’autorisation des responsables de la plate-forme. Les données agrégées de la BPM sont librement accessibles (http://www.bdrss.ird.fr/bdrsspub_fo...).

Les programmes suivant utilisent la plateforme de l’observatoire :

  • CERISE (Scénarios d’invasion de rongeurs au Sahel : impact des changements globaux sur l’expansion de la gerbille nigerianne et la souris domestique au Sénégal), Financement FRB (Fondation pour la Recherche sur la Biodiversité) (2014-2017).
  • CHANCIRA (Changements environnementaux, circulation de biens et de personnes : de l’invasion de réservoirs à l’apparition d’anthropozoonoses. Le cas du rat noir dans l’espace sénégalo-malien), Financement ANR CEP&S (2011-2015).
  • ENEMI (Conséquences évolutives des ennemis naturels dans des invasions biologiques majeures : le rôle des parasites dans le succès de l’invasion de deux rongeurs commensaux), Financement ANR JCJC (2011-2015).

Le personnel du LPED concerné :

  • Ambroise Dalecky (CR, IRD) : coordination
  • Jean-François Mauffrey (MCF, AMU)
  • Amélie Salmon (chargée de valorisation scientifique, CDD LPED)

De nombreux partenariats ont pu être établis :

UMR 022, CBGP (Centre de Biologie pour la Gestion des Populations), Dakar, Sénégal ; ADEMBA (Association pour le Développement de MBarigo), Saint-Louis, Sénégal ; UGB (Université Gaston Berger), UFR S2ATA, Saint-Louis, Sénégal ; UCAD (Université Cheikh Anta Diop), Laboratoire Zoologie des Vertébrés Terrestres, Dakar, Sénégal.

Ainsi que des partenariats français :
UMR 022, CBGP (Centre de Biologie pour la Gestion des Populations), Montferrier sur Lez, France ; UMR 8586 PRODIG (Pôle de Recherche pour l’Organisation et la Diffusion de l’Information Géographique), Paris, France ; UMR 1094 NET (NeuroEpidémiologie Tropicale), Limoges, France.

Portfolio

Aix-Marseille Université,
Centre St Charles, case 10
3, place Victor Hugo
13331 Marseille, cedex 03
France
Tél. : +33 (0) 4 13 55 07 46
Fax : +33 (0) 4 91 08 30 36
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