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Les travaux réalisés en 2010 sur les papillons de jour dans les parcs urbains de Marseille ont mis en évidence une richesse en espèces insoupçonnée (45 espèces), mais une diminution du nombre d'espèces et du nombre d'individus de la périphérie vers le centre ville. Ces recherches ont également démontré une perte d'espèces méditerranéennes suivant ce gradient.
Afin de suivre cette biodiversité urbaine sur le long terme et de comprendre son évolution, le Laboratoire Population Environnement Développement (LPED) met en place en 2012 un dispositif expérimental de recherche unique en France : le Parc Urbain des Papillons (PUP). Il s'agit de créer une zone attractive et un havre de paix pour les papillons au coeur de la deuxième Ville de France. C'est cette démarche que nous souhaitons partager.




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11.02.2026 [hal-05504605] Papillons de Marseille source : papillon

Observer, identifier, comprendre et s’émerveiller : tel est l’objet de ce guide consacré aux papillons de Marseille. Apprendre à reconnaître les espèces, c’est déjà leur accorder une attention particulière ; les suivre à travers leurs différents stades – de l’oeuf au papillon adulte – permet non seulement d’en saisir la complexité biologique, mais aussi de mieux les protéger. Fruit d’inventaires initiés en 2008 dans les parcs urbains et prolongés plus récemment dans les friches de la ville, cet ouvrage est le résultat d’un travail de terrain mené par des enseignants-chercheurs et des étudiants. Ces observations ont contribué à la création d’un espace unique : le Parc Urbain des Papillons, conçu à la fois comme lieu de découverte et comme laboratoire à ciel ouvert pour l’étude de la biodiversité urbaine. Le guide permet la détermination des 71 espèces recensées par nos travaux dans les parcs, friches et milieux urbains de Marseille, avec 35 espèces supplémentaires identifiées dans les espaces naturels périphériques d’après les bases de données, dont le Parc National des Calanques. Chaque fiche est illustrée par des photographies des principaux stades du cycle de vie. Au-delà d’un simple outil de détermination, cet ouvrage se veut également une invitation à porter un regard nouveau sur la diversité fragile et souvent insoupçonnée des papillons en milieu méditerranéen urbain.

02.02.2026 [hal-05354077] Phylogeny, systematics and evolution of mimicry patterns in Neotropical limenitidine butterflies source : papillon

The Neotropical butterfly genus Adelpha Hübner exhibits remarkable species diversity and striking convergence in wing colour patterns potentially explained by mimicry, making it an exceptional model for exploring trait evolution and its relationship with speciation. To date, unresolved phylogenetic relationships hinder a comprehensive understanding of the evolutionary biology of the genus. Using a novel multi‐marker dataset combining one mitochondrial and 15 nuclear gene fragments, we generate the most comprehensive phylogeny of the genus Adelpha to revisit its systematics and investigate the evolution of mimicry colour patterns. Our dataset encompasses 83 of the 87 known extant species and six Limenitis species that were recently excluded from Adelpha (134 of c . 160 subspecies in total), collectively displaying 14 distinct mimicry patterns. We provide conclusive evidence that corroborates previous work on the polyphyly of Adelpha as historically conceived and describe the genus Adelphina Páez & Willmott n. gen . to stabilise the nomenclature. The comprehensive phylogeny provided in this study lays a solid foundation for future research into the processes driving diversification within these species interacting through mimicry. Ancestral character state reconstruction reveals the gradual evolution of mimicry patterns. The more common mimicry pattern IPHICLUS (forewing with orange subapical spot and white band) is inferred as ancestral, but repeated convergent evolution is also recovered. Evolutionary convergence is also observed for the second most abundant mimicry pattern, COCALA (orange‐white banded). Increased rates of mimicry pattern evolution are also found towards the equator. These results underscore the complexity of mimicry evolution in the Neotropical limenitidines, i.e., Adelpha and Adelphina n. gen. , emphasising the need to explore its interplay with other biotic and abiotic factors.

29.01.2026 [tel-05483002] Texturation multifonctionnelle et bioinspirée de pièces polymères microinjectées source : papillon

L’accrétion de la glace sur des équipements exposés à de faibles températures, telles que les ailes d’avion, les câbles électriques ou les pales d’éoliennes, constitue un enjeu majeur en raison des risques et des dégradations qu’elle engendre. Les solutions actives existantes, comme l’utilisation de liquides de dégivrage, restent coûteuses, énergivores et néfastes pour l’environnement. Dans ce contexte, les stratégies passives, visant à élaborer des surfaces dotées de propriétés glaciophobes, suscitent un intérêt croissant. Parmi elles, les surfaces superhydrophobes, qui peuvent s’obtenir par texturation, sont particulièrement prometteuses. Cependant, la diversité et la complexité des mécanismes impliqués conduisent à des résultats parfois contradictoires dans la littérature, ce qui explique qu’aucune solution réellement industrialisable n’ait encore émergé. L’objectif des travaux présentés dans ce manuscrit est de concevoir des pièces polymères superhydrophobes et glaciophobes par microinjection à partir d’empreintes de moule microtexturées. L’étude bioinspirée réalisée sur les ailes du papillon Morpho peleides montre que de telles surfaces peuvent constituer une source d’inspiration pour concevoir des surfaces glaciophobes. Toutefois, la complexité multi-échelle de ces structures naturelles a conduit à privilégier des motifs plus simples (réseaux carrés de plots cylindriques) et reproductibles industriellement. Une étude statistique, basée sur une analyse en composantes principales, a montré que la pente des motifs constituait un paramètre clé pour maintenir un état superhydrophobe. Cette étude a également permis de définir les paramètres topographiques des motifs à texturer sur les empreintes du moule d’injection. La texturation a été réalisée à partir des technologies de microfabrication de composants de la microélectronique (photolithographie, gravures et dépôts plasma, ...). Un protocole spécifiquement développé pour l’acier des empreintes du moule consiste en une gravure plasma {Cl2/Ar} suivie d’un post-traitement {H2}, destiné à éliminer les chlorures non volatils et à limiter la corrosion. La protection contre cette dernière a été renforcée par un dépôt de Cr/CrN, recouvrant uniformément les empreintes et présentant une bonne adhérence et une excellente tenue mécanique. Ce protocole a permis d’obtenir des motifs de dimensions micrométriques, avec des profondeurs de l’ordre de la dizaine de microns, qui ont ensuite été fidèlement répliqués, et ce de manière répétable, sur les pièces plastiques par microinjection. Les essais ont par ailleurs montré que la vitesse d’injection constituait un paramètre clé pour assurer une bonne qualité de réplication. Les propriétés glaciophobes ont ensuite été caractérisées à l’aide d’un banc d’essais spécialement développé, intégrant la mesure du temps de retard au gel et de l’adhésion de la glace dans un environnement à humidité contrôlée. Les résultats ont montré qu’un angle de contact élevé ne constituait pas un critère suffisant pour prédire les performances glaciophobes. Au contraire, une faible densité de lignes de contact et une faible hystérèse se sont révélées essentielles pour retarder l’apparition du gel et réduire l’adhésion de la glace respectivement. Enfin, les essais de durabilité ont mis en évidence la robustesse des pièces injectées, les textures ne présentant aucun endommagement après de nombreuses sollicitations mécaniques. Ces travaux démontrent la pertinence de multifonctionnaliser la surface des pièces tout en limitant les étapes de fabrication, afin de maîtriser les coûts et de réduire l’empreinte environnementale des procédés. Ils ouvrent également des perspectives pour la conception de surfaces glaciophobes multifonctionnelles, en soulignant la nécessité d’explorer de nouvelles géométries, d’évaluer différents polymères et d’élargir les conditions expérimentales pour mieux représenter les environnements réels en milieu froid.

12.12.2025 [hal-05410113] Promoting a Cotesia species as first biological control agent against the Mediterranean corn borer source : lépidoptère

The Mediterranean corn borer (MCB) is a major corn pest causing significant yield losses, which leads to the use of insecticides in France. In the native range, its caterpillars are attacked by the insect parasitoid, Cotesia typhae, a potential biological control agent against MCB. In the CoteBio project, we tested the parasitism efficiency of C. typhae in greenhouses and estimated the environmental risk of introducing this non-native species in France. In greenhouses, a single release of C. typhae resulted in a 98% reduction in the MCB population. The risk to non-target species was tested on 8 lepidoptera. On average, only 4.4% of caterpillars died following parasitism, and only 0.4 to 2% of caterpillars of 4 species allowed parasitoid development. The likelihood of C. typhae establishing in the French environment is further compromised by its sensitivity to winter temperatures (10-15°C). A new Ecophyto project, BIOCOSMA, aims to develop a biological control solution against the MCB through annual releases of C. typhae in the field.

15.07.2025 [hal-05163794] Review of the noctuid stemborer genus Sciomesa (Lepidoptera: Noctuidae: Apameini: Sesamiina): taxonomy, phylogeny and ecology, with the description of 12 new species source : lépidoptère

The genus Sciomesa Tams & Bowden (Lepidoptera: Noctuidae: Noctuinae: Apameini: Sesamiina) is a predominantly Afrotropical group of stemborer moths whose convoluted taxonomic history needs to be clarified. In this study, a comprehensive examination of specimens in collections was carried out in a complementary manner with molecular analyses, resulting in the following changes: (i) 12 new Sciomesa species are described: S. lalokeli n. sp. and S. metiminko n. sp. from Ethiopia; S. elgonensis n. sp., S. nigra n. sp. and S. simillima n. sp. from Kenya; S. umvoti n. sp. from South Africa; S. iboya n. sp., S. lilomwi n. sp., S. makete n. sp., S. njombe n. sp. and S. tanganyika n. sp. from Tanzania; S. kalinzu n. sp. from Uganda; (ii) four species are reinstated as valid species: three of them, S. constantini Laporte stat. rev., S. etchecopari Laporte stat. rev. and S. mirifica Laporte stat. rev., were previously synonymized with S. mesophaea (Hampson) while S. congitae (Laporte) stat. rev. was previously synonymized with S. boulardi (Laporte); (iii) two species are synonymized: S. minuscula (Laporte) n. syn., which was previously synonymized with S. boulardi, is a synonym of S. congitae, and S. franciscae Laporte n. syn. is a synonym of S. mesophaea; (iv) one species, Sesamia punctipennis Krüger stat. rev., which was transferred to the Sciomesa genus, is removed from the genus Sciomesa and temporarily reinstated to the genus Sesamia Guenée pending a new combination. A supplemental description for 12 previously described species is also provided: S. boulardi, S. bua Moyal et al., S. constantini, S. etchecopari, S. excelsa (Laporte), S. gnosia Moyal et al., S. mesophaea, S. congitae, S. mirifica, S. renibifida Berio, S. scotochroa (Hampson) and S. venata Fletcher. Host-plant records are provided for 10 Sciomesa species, confirming a pattern of phylogenetic niche conservatism on Poales plants in the Cyperaceae family. Phylogenetic and molecular species delimitation analyses were carried out on a multimarker (four mitochondrial and two nuclear genes) molecular dataset encompassing 63 Sciomesa specimens, 24 species belonging to other genera of Sesamiina, and one representative of the sister subtribe Apameina. This sampling also includes the three Malagasy species (S. betschi Viette, S. janthina Viette and S. oberthueri Viette) whose status is debated. The resulting phylogenetic framework provides the most complete picture of the evolutionary relationships of the genus Sciomesa, and results of topological tests provide further support for removing S. betschi and S. janthina from the genus Sciomesa pending new combinations. The results of molecular species delimitation analyses also overwhelmingly support the species status of the Sciomesa species sampled, even for S. mesophaea, a species with a very wide range in the Afrotropics. These analyses also reveal the existence of up to three potential new species, whose status cannot be ascertained because the sequenced individuals were either extracted at a larval stage or correspond to specimens whose genitalia were not studied when their legs were collected.

17.03.2025 [hal-04993673] A barcode database for insects associated with the spread of the Cocoa Swollen Shoot Virus Disease in Côte d’Ivoire source : lépidoptère

Swollen Shoot is a viral disease affecting cocoa trees, transmitted by several species of mealybugs (Insecta, Hemiptera, Sternorrhyncha, Pseudococcidae). These insects maintain trophobiotic relationships with a complex and species-rich assemblage of ants protecting them and natural enemies controlling their populations. Here, we provide a curated DNA barcode database to characterise this insect community. Systematic observation of 7,500 cocoa trees was conducted, coupled with the collection of mealybug colonies and associated insect communities (parasitoids, predators and ants). Natural enemies were reared from mealybug colonies collected from 1,430 cocoa trees. Specimens were identified morphologically and sequenced for fragments of the standard DNA barcode region of the COI. We recovered 17 species of mealybugs from the family Pseudococcidae. Amongst these species, eight are new to the Ivorian cocoa orchard: Dysmicoccus neobrevipes Beardsley, Ferrisia dasylirii (Cockerell), Maconellicoccus ugandae (Laing), Paracoccus marginatus Williams & Granara de Willink, Phenacoccus solenopsis Tinsley, Planococcus minor (Maskell), Pseudococcus concavocerarii James and Pseudococcus occiduus De Lotto. Three of these species were identified for the first time in cocoa orchards in Africa: D. neobrevipes, Fe. dasylirii and Ph. solenopsis. A total of 54 ant species were identified and represented the first record of these species associated with mealybug colonies in cocoa in Côte d’Ivoire. Amongst the species associated with the mealybugs, 22 primary parasitoids, eight hyperparasitoids, 11 ladybirds beetles (Coccinellidae), seven gall midges (Cecidomyidae), one predatory lepidopteran species and four spider species were identified. Nine species of mealybugs parasitoids are newly recorded in the African cocoa orchards: Acerophagus aff. dysmicocci, Aloencyrtus sp., Anagyrus kamali, Anagyrus aff. pseudococci, Aenasius advena, Clausenia aff. corrugata, Gyranusoidea aff. tebygi, Zaplatycerus aff. natalensis (Encyrtidae) and Coccophagus pulvinariae (Aphelinidae) and one hyperparasitoid, Pachyneuron muscarum (Pteromalidae). For Côte d’Ivoire in particular, besides the previously mentioned nine parasitoids and one hyperparasitoid, five additional species are recorded for the first time, including four primary parasitoids, Blepyrus insularis (Encyrtidae), Clausenia corrugata (Encyrtidae), Clausenia sp. (Encyrtidae), and Coccidoctonus pseudococci (Encyrtidae) and one hyperparasitoid, Cheiloneurus cyanonotus (Encyrtidae). These results significantly enhance the knowledge of the diversity of the entomofauna associated with Swollen Shoot disease and pave the way for developing control methods based on the natural regulation of its mealybug (Pseudococcidae) vectors.

25.02.2025 [tel-04964809] Modulation précoce de la voie des jasmonates chez le riz (Oryza sativa) par le microbiote oral des larves de Spodoptera frugiperda source : lépidoptère

Les insectes nuisibles herbivores sont à l'origine de 18 à 20 % de la baisse de rendement des cultures dans le monde. Spodoptera frugiperda (Lepidoptère : Noctuidae), la chenille légionnaire d'automne (FAW), un insecte polyphage originaire des Amériques, s'est récemment répandue dans le monde entier, constituant une menace pour la sécurité alimentaire mondiale. Elle est principalement détectée sur les Poaceae, telles que le maïs (Zea mays) et sporadiquement sur le riz (Oryza sativa). La reconnaissance de l'attaque de l'insecte par la plante se fait par le biais de Damage-Associated Molecular Patterns (DAMPs) produits au moment de la blessure et des Herbivore-Associated Molecular Patterns (HAMPs) présents dans les sécrétions orales (OS), ce qui conduit à l'induction d'une réponse de défense. Des études récentes ont montré que certains insectes peuvent contourner ces défenses via leur microbiote oral en supprimant la voie/accumulation du jasmonate (JA), une phytohormone clé de la réponse à l'herbivorie. Notre objectif est de déterminer si le microbiote oral de FAW interfère avec les défenses et module la voie du JA chez le riz, d'identifier les acteurs microbiens et moléculaires de cette interaction tripartite et de mesurer le bénéfice pour l’insecte dans la suppression de cette voie. À cette fin, nous avons simulé une attaque de chenilles sur des feuilles de riz via une blessure mécanique suivie d'un dépôt d'OS et nous avons analysé la modulation des réponses de défense du riz par une analyse transcriptomique globale (RNA-seq). Nous avons identifié un ensemble de gènes dont l'expression est spécifiquement induite par la blessure, les OS et/ou co-modulée par les deux. Pour étudier l'impact du microbiote, nous avons nourri les larves avec un régime artificiel traité aux antibiotiques et récolté des OS dysbiotiques que nous avons déposé sur des feuilles de riz. Nous avons ainsi identifié une liste de 33 gènes spécifiquement inhibés par le microbiote des OS, dont des gènes impliqués dans la biosynthèse de JA. Une approche HPLC nous a montré un fort impact biochimique avec la suppression de l’accumulation JA par le microbiote. Un contact entre des insectes et du riz WT et mutant déficient en JA a montré un effet réduit du JA sur le gain de poids des insectes. Une analyse transcriptomique comparant le riz WT et le riz déficient en JA montre l'influence du JA dans la réponse de la plante à l'herbivorie de FAW. La voie JA est responsable de l'induction de nombreux gènes de défense, notamment ceux codant pour les ROS et les TPS, mais pas des réponses directes de défense. La caractérisation du microbiote des OS a révélé Enterococcus mundtii comme le symbiote principal des OS. Il nous reste à comprendre de quelle manière cette bactérie est capable d’inhiber spécifiquement la biosynthèse de JA dans les plantes hôtes de FAW.

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