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Les Impromptus du LPED #5. L’émergence des spécificités locales dans les arrière-pays méditerranéens

Les spécificités locales se réfèrent à des « objets » qui peuvent être de nature assez différente (produits de terroir, modes de gestion, d’organisation et de fabrication particuliers, territoires entiers se distinguant par des paysages ou des aspects bio-culturels propres). Ces spécificités locales sont parfois le support d’initiatives de promotion et de mise en mouvement des arrière-pays méditerranéens, Ces derniers étant souvent perçus comme des territoires en retard de développement. Dès lors, la spécification de ces particularités locales peut-elle réellement constituer l’ossature de politiques volontaristes de développement de ces zones dites marginales ? ou ne constitue-t-elle pas un pis aller d’une dynamique d’urbanisation et de métropolisation toujours plus poussée ?

Personnel LPED impliqué

  • GENIN Didier - Chargé de recherche à l’IRD, Pastoralisme, écologie
  • ROMAGNY Bruno - Directeur de recherche à l'IRD, économiste des ressources renouvelables

Ce numéro est le fruit de regards croisés interdisciplinaires et localisés dans quatre pays au nord et au sud de la Méditerranée autour des innovations locales dans les arrière-pays méditerranéens. Il aborde la diversité et la complexité de cette notion de spécificités locales et tente d’en évaluer son intérêt pour envisager des voies de développement dans des contextes socio-politiques et environnementaux souvent versatiles.

Sommaire

Introduction : Les spécificités locales dans les arrière-pays méditerranéens, des mots pour des actes... et retour ? Didier Genin, Pierre-Antoine Landin, Mohamed Aderghal

Partie I : Sur la grande arche des spécificités locales : des ancrages diversifiées pour des dynamiques territoriales contrastées

  • Les parcs agroforestiers à frêne dimorphe des Aït M’hamed (Haut Atlas central) : une spécificité locale bien gardée (Didier Genin et Mohamed Alifriqui)
  • Valorisation du zgougou (graines de pin d’Alep) dans le Haut Tell tunisien : Communautés collectrices et ancrage territorial (Hamza Ayari)
  • Au pays du cèdre, l’ancrage territorial ravive le local. Cas de la Réserve de cèdres du Chouf (Amani Fares et Geneviève Michon)
  • L’émergence de la culture du figuier de Barbarie en zone présaharienne marocaine (Région de Sbouya-Sidi Ifni) : incidences paysagères et socio-territoriales (Didier Genin, Mohamed Alifriqui, Miguel Genin)
  • La rose du M’Goun. Un bon exemple pour réfléchir les relations entre ancrage, patrimonialisation et banalisation (Geneviève Michon, Mohamed Aderghal, Mohamed Berriane, Pierre-Antoine Landel)
  • La viande de chevreau de l’arganeraie : une spécificité embarrassante ? Heurs et malheurs d’une initiative de certification (Saïd Chatibi, François Casabianca, Didier Genin)
  • Le lavandin à Oulmès (Plateau central marocain). La trajectoire perturbée d’une spécificité en construction (Mohamed Aderghal, Bouchra Karroud, Geneviève Michon)
  • L’ancrage territorial des entreprises de la filière des plantes à parfum, aromatiques et médicinales dans la vallée de la Drôme (Biovallée) (Marie-Laure Duffaud-Prévost)

Partie II : Quand le générique génère le spécifique

  • Les spécificités des territoires hydrauliques des arrière-pays méditerranéens et leurs contributions éventuelles au développement local durable (Thierry Ruf, Mhamed Mahdanei)
  • La valorisation des produits pastoraux dans les arrière-pays méditerranéens, entre mythe et réalité. Le cas de la laine de mouton dans les Matmata (Sud-Est tunisien) (Ali Hanafi)
  • Controverses sur la nature du maquis et sur ses qualifications en ressource pastorale (Jean-Michel Sorba et Geneviève Michon)
  • Y’a-t-il un processus de construction d’une spécificité territoriale autour du figuier de Barbarie dans les montagnes Ait Baâmrane (arrière-pays de Sidi Ifni) ? (LASSAAD LABIDI) (Mohamed Aderghal, Majda Mourow, Geneviève Michon, Antoine Adam, Bruno Romagny)
  • Des milieux ancreurs de spécificités. Le cas des terrasses ardéchoises et cévenoles (Pierre-Antoine Landel)

Partie III : Politiques, marches et encadrements des spécificités locales

  • Le marché peut-il devenir une ressource pour l’ancrage territorial des productions locales ? Les enseignements des foires à thème de Corse et du Maroc (Jean-Michel Sorba, Geneviève Michon)
  • Entre fausse authenticité et innovation authentique : bilan de deux trajectoires des tapis de Taznakht (Haut Atlas marocain) et des Matmata Centraux (Sud-Est tunisien) (Ali Hanafi, Hanane Bouaabid)
  • Les spécificités locales et l’action publique dans les arrière-pays méditerranéens : logique de muséification, mise en scène ou levier de développement ? (Jean-Paul Dubeuf)
  • Le développement territorial comme alternative pour les régions marginales en Tunisie, entre mythe et réalité (Mohamed Elloumi)

Conclusion : Les spécificités locales entre représentations des acteurs et complexité des territoires ruraux en devenir Mohamed Aderghal, Didier Genin, Pierre-Antoine Landin


Vous pouvez télécharger les Impromptus #5 ici :

les_impromptus_5.pdf PDF

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