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Colloque International Into the Wood

Colloque International Into the Woods
Padoue 17-19 avril 2017

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ORGANIZING COMMITTEE

Chantal Aspe – Senior Lecturer (environmental sociology), LPED UMR 151 IRD, University of Aix-Marseille (France)

Sylvain Burri – Research officer CNRS (history and archaeology), LA3M, UMR 7298 – University of Aix-Marseille (France)

Sandrine Paradis-Grenouillet – Postdoctoral researcher Marie-Curie (historical geography and archaeobotany) - Dipartimento dei beni culturali, archeologia, storia dell’arte, del cinema e della musica. University of Padova (Italy)

Romain Rouaud – Postdoctoral researcher (geography), GEOLAB, UMR 6042 CNRS, University of Limoges (France

Depuis une quinzaine d’années les actions et projets en faveur des « forêts anciennes » se multiplient (label forêts d’exceptions de l’ONF, programme forêts anciennes du WWF, journée internationale de la forêt, etc.). Ces espaces forestiers sont concernés par des usages multiples, à la croisée des enjeux écologiques, économiques et sociétaux.
Les définitions des « forêts anciennes » varient en fonction des pays, mais aussi des champs disciplinaires par lesquels elles sont abordées. Travailler sur les « forêts anciennes » amène à écarter les « anciennes forêts » les forêts qui aujourd’hui ont disparu, et parmi les « forêts actuelles » celles qui n’auraient pas d’ancienneté. Les « forêts anciennes », sont donc des « forêts actuelles » pourvues d’une certaine ancienneté, mais l’appréciation de cette ancienneté est tributaire de seuils temporels qui dépendent, entre autres, des sources à disposition pour reconstruire ce passé.
Même si la notion de « forêts anciennes » évolue dans son acception, il s’agit d’aborder l’origine de cette ancienneté. Si des forêts se sont maintenues jusqu’à aujourd’hui, c’est qu’un certain nombre de fonctions sociales et économiques, justifient leur existence. Associées à l’idée de refuges pour la nature, de biodiversité forestière, ces forêts sont aussi considérées comme des archives et témoins des siècles passés, comme des accumulateurs de patrimoine et de mémoire. Tantôt biens privés et tantôt biens communs, ces forêts sont à la croisée d’enjeux variés, parfois contradictoires. Leur gestion doit répondre tout aussi bien aux grands défis mondiaux (atténuation du réchauffement climatique, réduire l’érosion de la biodiversité) qu’aux tentatives de relocalisation de l’économie et d’amélioration du cadre de vie. D’hier à aujourd’hui, elles sont une fenêtre ouverte sur l’évolution des rapports société/environnement, et méritent de fait un intérêt scientifique particulier.
Les approches intégrées, inter/multidisciplinaires, réunissant connaissances historiques (fonction sociale et économique de la forêt) et approches naturalistes (étude des écosystèmes forestiers) ouvrent aujourd’hui une nouvelle manière d’aborder la question des « forêts anciennes ». Si la diversité des approches et des outils mis en œuvre sont garants d’une meilleure compréhension du passé des espaces forestiers, le cloisonnement encore trop disciplinaire et régional limite l’approche globale et intégrée. Se positionner au carrefour des sciences humaines et des sciences naturelles est indispensable pour comprendre les facteurs engendrant la différenciation des espaces boisés historiques.
L’objectif de ce colloque est de faire se rencontrer et échanger des spécialistes et chercheurs, de disciplines, de cultures et horizons professionnels différents, sur l’étude des forêts anciennes. Forestiers, aménageurs, écologues, biologistes, agronomes, géographes, historiens, philosophes, ethnologues, cartographes, archéologues, archéobotanistes, sociologues…, de tous horizons sont invités à mettre en débat la notion et l’idée de « forêts anciennes ».

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