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COhéSioN : Les COnstructions Socio-territoriales des INégalités : diagnostic territorial et aide à la décision

Personnel LPED impliqué

  • EGROT Marc - Anthropologue, médecin. Chargé de recherche à l’IRD.

Légende photo : Vue aérienne de Bouaké, Côte d’Ivoire©Institut Pierre Richet/Université Félix Houpouet Boigny/IRD-Arsène Adou, 2020

Institutions partenaires impliquées (tache 3 du programme)

Coordination du programme COhéSioN

Florence Fournet, Mivegec, IRD

Le LPED est impliqué sur ce programme ANR porté par Mivegec uniquement sur la taché 3 : organisation socio-territoriale de la santé, coordonnée par Dimi Théodore Doudou, CRD / UAO ; Ellen Foley (Clark University) et Marc Egrot, LPED, IRD

Résumé

L’urbanisation est l’un des phénomènes les plus marquants de ces dernières décennies et touche fortement le continent africain, puisque plus de la moitié de sa population devrait vivre en ville d’ici 2030. Dans le contexte économique actuel difficile, cette tendance à l’urbanisation inéluctable reste mal contrôlée ce qui n’est pas sans conséquence sur le bien-être des populations. De fait, les villes sont devenues le berceau des inégalités de tous genres. Les citadins des villes d’Afrique affrontent des difficultés de logement, de transport ou encore de travail, ils habitent dans des lieux où ils s’exposent à des risques inhérents au manque d’assainissement, aux difficultés d’approvisionnement en eau potable, au manque de structures de soins, etc.
Si le lien entre l’environnement et la santé est avéré de longue date, l’on sait aussi que les modes d’organisation, d’agencement, de gestion et d’appropriation des territoires, la manière dont les acteurs, les habitants, les autorités locales agissent, s’approprient et transforment leurs territoires peuvent aussi avoir un effet sur la santé. Mais, au plan politique, les relations entre la ville et la santé sont loin d’être formalisées : les aménageurs de l’espace urbain tiennent peu compte des besoins de santé des populations tandis que les politiques de santé délaissent la ville.
Proposer un diagnostic territorial de Bouaké, seconde ville de Côte d’Ivoire, en pleine mutations après la crise socio-politique de la décennie précédente, apparaît ainsi comme un moyen d’approcher la question des inégalités urbaines, sous l’angle de la santé dont on sait qu’elle est cause et conséquence du développement.
En s’appuyant sur une approche pluridisciplinaire, le projet vise à (1) décrire le processus d’urbanisation passé et en cours de Bouaké avec un regard particulier sur les questions de santé, (2) rechercher les facteurs de risque du paludisme et leurs combinaisons dans des sous espaces illustratifs de la diversité urbaine de la ville, (3) étudier les constructions socio-territoriales de la santé dans les mêmes sous espaces urbains pour comprendre comment elles agissent sur la dynamique de la maladie.
Les attendus du projet sont doubles avec d’une part, la compréhension des combinaisons locales des déterminants de la santé, et d’autre part l’identification des freins et des leviers pouvant aider décideurs et acteurs locaux à élaborer des plans d’action permettant de réduire les inégalités socio-spatiales.

Mots clés (tache 3 du programme

anthropologie, paludisme, gratuité, traitement, observance, expériences sociales, politiques publiques, Côte d’Ivoire

Partenaire (tache 3 du programme

Côte d’Ivoire : Centre de Recherche pour le développement (CRD), Université Alassane Ouattara (UAO)

USA : Clark Université

Financement

ANR

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