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A2 - RETECO

REsilience des TErritoires sous COntraintes

Personnel LPED impliqué

Ce projet s’insère dans le sous axe A-2 de l’axe TRAMES : « Recompositions territoriales sous contraintes ».

Son objectif est de considérer des espaces soumis à des contraintes environnementales fortes : désastres naturels, impacts significatifs du changement climatique, pollution aigüe ou chronique, etc., et d’étudier la dynamique de recomposition sociale et territoriale de ces espaces.

L’approche utilisée est celle de la mesure de la résilience des territoires, c’est-à-dire des phénomènes de récupération – adaptation – innovation qui ont lieu plusieurs années après l’application des contraintes, et qui influent les modes de gestion, d’organisation ou de construction territoriales. Nous ne nous intéressons pas par conséquent aux impacts immédiats des contraintes imposées mais aux dynamiques territoriales sur le moyen et le long terme.

L’analyse des dynamiques s’intéresse aussi bien aux enjeux identitaires, sociaux et environnementaux des recompositions, qu’à l’action publique engagée dans le cadre de ces recompositions, à l’amélioration ou non de la gouvernance, aux mobilités, et à la « durabilité » des innovations mises en place.

Plusieurs terrains sont en cours :

  • Implication du changement climatique sur l’exploitation des gravières chez les populations pauvres du département de Caldas, Colombie. Thèse de Rogelio Pineda en cotutelle entre l’Université de Buenos Aires et Aix Marseille Université. « Au pied de la cordillères, l’impact de la disparition des glaciers se fait sentir aussi bien dans la diminution des débits des rivières, que dans la modification de leur cours. Il existe, dans le département de Caldas, une population importante vivant de l’usage des ressources de ces rivières, et en particulier des sables et graviers drainés par les torrents d’altitude. La modification de la ressource, et la nécessaire mobilité des activités sont des facteurs qui induisent une forte mutation de beaucoup de secteurs productifs informels, et des recompositions territoriales liées à de fortes mobilités ». Projet réalisé en collaboration avec l’Université de Buenos Aires (Laboratoire de Géographie - Pr. Claudia Natenzon).
  • Contraintes chroniques et résiliences, les mutations des sociétés et des territoires autour du Lac Titicaca (Bolivie) sous influence de pollutions et du changement climatique. Après l’analyse des vulnérabilités et adaptations des populations soumises à des pollutions durant de nombreuses années (Programme ANR TOXBOL développé à Oruro sous la direction de Jacques Gardon), un nouveau programme démarre en 2013 sur le bassin du Lac Titicaca et en particulier de la zone El Alto – Titicaca. Cette zone accumule des pollutions très diverses et intenses (Métaux lourds, résidus des activités minières, agricoles et urbaines, HAP, produits pharmaceutiques dans les eaux de surface, etc.), des mutations fortes dans les pratiques agricoles, et des impacts non encore estimées du changement climatique (diminution des glaciers en particulier). Une approche interdisciplinaire s’attachera à caractériser ces adversités, à les relier à des activités et pratiques anthropiques particulières, et à estimer les mutations qu’elles engendrent en termes sociaux et territoriaux.
  • Indicateurs multirisques et interinstitutionnels : un enjeu pour la gestion du risque (Maroc - Tanger - Tetuan - Al Hoceima) Cette région est soumise à ne nombreux risques naturels et anthropiques (séisme, inondations, glissements de terrain, etc.). Le programme GEORISK, financé par le LABEX OTMED, se propose de réfléchir aux mécanismes de gestion des risques, en proposant un travail interdisciplinaire (sciences sociales - sciences de l’environnement) sur le choix des indicateurs, en incluant la perception et les comportements des acteurs de la société civile et des institutions publiques. Ce programme s’appuie sur la thèse de Ante Ivcevic, doctorant DOC2AMU (Région Sud et Union Européenne).
  • Résilience des territoires post-désastre naturel. Master de Carla Melki, à l’Institut des Conflits de l’Université de Grenade, et au Master Géographie de Aix Marseille Université, sur deux terrains : Manizales (Colombie) et Pisco (Pérou). « Que se passe-t-il après un désastre naturel ? Passée la phase de l’urgence, la société tente de se reconstruire, humainement et territorialement. La reconstruction, qui peut s’étaler sur plusieurs dizaines d’années, met en jeu de nombreux aspects de la gouvernance des sociétés et de nombreuses recompositions tant sociales que territoriales. Ces enjeux amènent-ils des changements, des adaptations spécifiques, des innovations quant à la résilience des territoires, c’est-à-dire à leur capacité de se reconstruire et de résister à de nouveaux désastres ? ». Une thèse est en préparation pour une mise en comparaison de terrains divers : Amérique Latine, Méditerranée et Asie du Sud-est. Projet réalisé en collaboration avec l’Université Autonome de Manizales (Caldas, Colombie) et avec l’appui du PNUD - Pérou.

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