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Soutenance de thèse de Baba Coulibaly, doctorant au LPED

Lundi 2 décembre 2013

QUELLE GESTION INTEGREE DU FLEUVE NIGER AU MALI ?

Normes, usages, régulations, territorialités locales dans les communes riveraines des Cercles de Ségou et de Mopti

Soutenance de thèse :

Lundi 2 décembre à 14h

Salle LSH411

Espace Yves Mathieu

Aix – Marseille Université

Site Saint Charles, Marseille

Monsieur Baba Coulibaly, doctorant au LPED soutiendra sa thèse en vue de l’obtention du doctorat

de l’Université d’Aix-Marseille

QUELLE GESTION INTEGREE DU FLEUVE NIGER AU MALI ?

Normes, usages, régulations, territorialités locales dans les communes riveraines des Cercles de Ségou et de Mopti

Le fleuve Niger est aujourd’hui confronté à des menaces naturelles et anthropiques dont la solution relève à la fois d’arbitrages locaux et de considérations d’ordre international. Sa riche histoire montre une succession de régulations et de logiques locales de gestion selon le temps et l’espace. Le fleuve Niger a été au cœur des stratégies de guerres locales, de dominations coloniales et de projets de développement. Ces modes de régulations locales laissent de plus en plus la place à des systèmes de gestion plus intégrés. Cette recherche porte sur la gouvernance de l’eau du fleuve Niger dans les Cercles de Ségou et de Mopti (Mali). Elle vise à comprendre les dynamiques d’acteurs, notamment les stratégies, les rapports et les interactions des acteurs autour de l’eau dans le contexte de décentralisation, mais aussi leurs perceptions concernant l’eau du fleuve. Les résultats montrent en premier lieu la complexité de la gouvernance de l’eau notamment en ce qui concerne la régulation et les articulations étroites entre des dynamiques globales et locales.

La méconnaissance, l’inadaptation et /ou l’inapplication effective des textes régissant le domaine de l’eau caractérisent la gouvernance du fleuve Niger au Mali. La multiplicité des acteurs entraine le chevauchement des rôles et les risques de conflits de compétences. Ensuite, la mise en œuvre de cette gouvernance implique des relations complexes entre les multiples acteurs. Cette complexité renvoie à des questions de territoires et de territorialités notamment dans le Delta intérieur. Enfin, la décentralisation a favorisé une gestion de proximité et l’implication directe des acteurs locaux dans la gestion des ressources locales. Mais elle a également exacerbé les risques de conflits entre les multiples acteurs en quête de leadership et de légitimité autour du fleuve.

Devant un jury composé de :

M. Claude De MIRAS, Directeur de recherche, IRD Marseille, président.

Mme. Anne OUALLET, Maître de Conférences, Université Rennes 2, rapporteure.

M. Moussa SISSOKO, Directeur de recherche, ISFRA, Université de Bamako, rapporteur.

Mme. Elisabeth DORIER, Professeure des universités, Aix-Marseille, directrice de thèse.

M. Samba DIALLO, Professeur des universités, Université de Bamako, directeur de thèse.

Mme. Carole BARTHELEMY, Maître de conférences, LPED Marseille, examinatrice.

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