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Séminaire Général du LMI Mediter : Les intérieurs du Maroc

Lundi 11 novembre 2013

Le Séminaire Général du LMI Mediter
Les intérieurs du Maroc :Organisations sociales, configurations territoriales et gestion des ressources rurales : entre permanences et adaptations.

Atelier 2
11 novembre 2013

Migrants, entrepreneurs et politiques de développement face aux nouveaux enjeux de gestion des ressources des territoires ruraux marocain

Le Séminaire propose de dresser un historique et un atlas des formes de structures sociales et territoriales des sociétés rurales, régions par régions, et de leur évolution par rapport au contexte politique, afin de jeter un regard neuf sur « les Intérieurs du Maroc ». Avec comme leitmotiv une triple priorité à tenir : 1 ) Revoir les faits sociopolitiques et territoriaux qui caractérisent l’action publique de l’Etat dans le milieu rural avant et depuis le protectorat 2 ) Evaluer leur impact en termes d’organisation sociale et de vécu des communautés rurales, et identifier les formes d’expression de l’adaptation par le politique, l’économique et le culturel 3 ) Elaborer une approche anthropologique, sociologique et politique permettant de donner du sens à la diversité des cas.

Une première série de rencontres fut consacrée au thème des mobilités et du façonnement des territoires ruraux. Ces derniers, au Maroc, n’ont cessé d’être recomposés par la rencontre et l’intégration de l’autre ou de l’extérieur. Plus encore, une tendance forte à s’approprier un savoir faire d’origine extérieure pour en faire l’image dominante du rapport à l’environnement est notoire dans le processus historique de la constitution des identités paysannes marocaines. Il suffit pour s’en convaincre de penser à tous les produits emblématiques à l’origine des dynamiques actuelles autour des produits de terroir, le safran de Taliouine, le figuier de barbarie dans l’arrière pays de Sidi Ifni, la rose de Kelaat Mgouna, la clémentine de Berkane, la pomme de Midelt, la cerise de Sefrou, le bovin d’Oulmes ou encore l’ovin de Timahdit, etc. A partir de cette hypothèse et de l’objet des mobilités, nous cherchons à décloisonner les grandes catégories d’espaces figés en typologie selon des critères matérialistes et utilitaires depuis la colonisation, pour approcher les perceptions de la diversité des dynamiques territoriales au Maroc provoquées par l’immuable circulation des hommes, des produits, des capitaux, des savoirs et des idées.

La troisième rencontre, prévue pour le mois d’octobre 2013, continuera dans le temps l’analyse du long processus de fabrication des territoires par la mobilité intérieure et internationale en prenant compte du phénomène migratoire contemporain. Car à la dualité société locale/Etat s’adjoint un troisième terme, le migrant, dont l’investissement territorial est un fait essentiel des dernières décennies. Suite à une période de déprise provoquée par des départs en masse vers les grandes villes du pays ou à l’étranger, le retour du migrant favorise des processus d’innovations en marche dans les campagnes des arrières pays. Enrichi de son expérience migratoire, reconverti en acteur du développement cherchant à se réintégrer dans sa société d’origine, son investissement se mêle à celui d’autres types d’acteurs dans de nouvelles structures, associations, coopératives et groupements des producteurs, ou d’anciennes réhabilitées, comme la jmaâ. Outre les formes d’organisations sociales, cette nouvelle présence a aussi une incidence sur la dynamisation des économies locales, à travers une reconsidération économique et patrimoniale des ressources des territoires et des savoir faires qui leurs sont liés. La mobilité se trouve ainsi à l’origine de nouveaux rapports aux ressources, aboutissant dans plusieurs situations à l’émergence de territoires ruraux issus pourrons-nous-dire de l’innovation agraire. Le questionnement est de savoir dans quelle mesure les changements dus à la mobilité trouvent un écho dans les sociétés locales et gagnent l’adhésion des autres acteurs du territoire. Ces nouvelles dynamiques territoriales à l’œuvre sont elles prises en compte dans les politiques publiques et dans les programmes de développement qui continuent à constituer les formes manifestes de la présence de l’Etat au niveau local ?

Les travaux de cette journée seront articulés autour de deux axes :

Axe 1 : Politiques agricoles, transformation des structures sociales rurales et hiérarchie des territoires

Axe 2 : Nouvelles formes de valorisation des ressources du territoire, entre pratiques paysannes et transfert de modèles normatifs du marketing des produits agricoles

Les organisateurs

Mohammed Aderghal et Romain Simenel

m.aderghal gmail.com ( 06 66 03 66 52)

romain.simenel ird.fr (0670796956)

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