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Les objets de la migration et de la mobilité : terrains partagés au Maroc

Du 27 septembre 2015 au 2 octobre 2015

Atelier Exploratoire à Rabat du 28 septembre au 02 octobre dans le cadre de l’ATRI AfricaMed « Dans le sillage des objets de la mobilité entre Afrique et Méditerranée » avec l’appui du LabexMéditerranée.

Organisateurs : Sophie Bava (IRD-LPED-LEPOSHS-UIR), Yolande Padilla (MUCEM), Mehdi Alioua (LEPOSHS-UIR)

En partenariat avec le Labex Med, le MuCEM, l’IRD, l’UIR, l’INSAP, Le Centre Culturel Africain, la Galery Kulte, la Fondation Orient-Occident.

Atelier Exploratoire à Rabat du 28 septembre au 02 octobre dans le cadre de l’ATRI AfricaMed « Dans le sillage des objets de la mobilité entre Afrique et Méditerranée » avec l’appui du LabexMéditerranée.

Le 27/ 09 à 20h : projection et débat autour du film de Malik Nejmi « Ged Amoul Bankass, la mer ne nous accroche pas ».

Le 30/10 à 20h : Débat sur les objets de la migration au Centre Culturel Africain de Rabat

Que ce soit les objets que les migrants transportent avec eux ou abandonnent en chemin, les objets de l’exil, les « objets mémoire », les objets de protection ou encore les marchandises dont les migrants font commerce, les objets sont omniprésents sur les routes migratoires que nous étudions entre l’Afrique et la Méditerranée. Il s’agit dans nos projets non seulement d’interroger le sens caché des objets mais aussi les savoirs qui leurs sont associés ainsi que les représentations et les imaginaires mobilisés par les migrants dans les sociétés qu’ils traversent et où ils s’installent.

Pour articuler au mieux ces différents niveaux de réflexion, nous avons décidé dans une deuxième phase de l’ATRI, de mettre en pratique ces idées autour d’un terrain commun au Maroc. Il s’agira d’effectuer un terrain partagé entre chercheurs, conservateurs, artistes et étudiants, d’Afrique et d’Europe, autour d’une travail de terrain collectif. Nous travaillerons en deux groupes réunissant des conservateurs, des chercheurs, des artistes, des professionnels et des étudiants afin d’allier réflexion et analyse autour non seulement du statut de l’objet, que dans ses fonctions de catalyseur et dans sa vocation matérielle et mémorielle. Pour certains d’entre nous l’objet raconte, pour d’autres il symbolise et s’expose, il est parfois prétexte à la parole et d’autres fois parle de lui même.
Nous partirons donc de deux groupes (chercheurs/conservateurs/artiste) et de deux manières de travailler, deux entrées sur le terrain. Un groupe partira d’objets (les sacs, valises, contenant...) dans un marché et l’autre d’un quartier de migrant à Rabat, le quartier Yacoub el Mansour ou Takaddoum. L’objectif sera de tester ensemble nos méthodes de recherche, de collecte, d’échanger et de travailler notre sens de l’observation, notre rapport aux objets, afin en bout de parcours d’aboutir à une liste d’objets commentés, mis en contextes et problématisés. Nous devrons répondre à la question du « pourquoi avoir choisi tel ou tel objet en argumentant selon l’approche et la réflexion à l’œuvre dans chaque groupe ». Ce travail exploratoire et expérimental devrait permettre aux chercheurs d’apprendre à travailler sur l’objet physique, de le regarder autrement et aux conservateurs et artistes d’apprendre des méthode ethnographiques permettant de mettre l’objet en contexte dans une approche socio-historique. En général le chercheur prend l’objet comme alibi pour tisser le réseau social, culturel, religieux, économique... autour, alors que le conservateur cherchera l’objet à acquérir pour une répondre à la thématique d’une exposition future et l’artiste l’objet qui symbolise, suggère, une réalité à dévoiler, dénoncer...
Cet atelier se veut expérimental, non pas comme une juxtaposition de compétences. Nous allons partir sur le terrain ensemble, défricher ensemble et croiser nos compétences, nos imaginaires, nos savoirs. Chaque groupe devra revenir avec un ou plusieurs objets, ils devront argumenter les choix qu’ils auront fait en croisant leurs compétences, leurs regards et le travail de terrain.
Naïma Chikhaoui, professeur à L’insap nous accompagnera ainsi que 6 à 8 étudiants en master de muséographie. Dans ce cadre, l’Insap nous met à disposition une salle pour des débriefings qui auront lieu tous les jours, ainsi que la fondation Orient Occident dans le centre d’accueil des migrants de Yacoub el Mansour. Rachid Badouli nous aidera dans le montage en y associant un ou deux artistes. Le centre culturel africain nous apporte la participation de deux artistes et du lieu dans lequel nous nous retrouverons aussi pour la dernière soirée le 30 septembre. La galerie Kulte nous accueillera le 27 septembre autour de la présentation du film de Malik Nejmi à Tanger et cette soirée sera prétexte à débat pour le lancement de l’atelier.

Participants au 15/09 :
Sophie Bava, Yolande Padilla, Mehdi Alioua, Sylvie Bredeloup, Céline Lesourd, Charles Grémont, Saïd Belguidoum, Isabelle Marquette, Rachid Badouli, Malik Nejmi, Naïma Chikhaoui, Rachid Badouli, Hermann Kenfack, Parfait Ishungure.
Etudiants insap : Youssef Bouqrini, Khalid Loukid, Kawtar Harrar, Omar Idtnaine, Jihad Chitaouy, ahmed...

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