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Le 25e anniversaire du LPED

En Novembre 2009, le LPED a fêté ses 25 ans en organisant une exposition de photos de ses activités et une rencontre avec les anciens chercheurs et directeurs.

Au regard des changements profonds qui traversent aujourd’hui le paysage de la recherche française, de ses incertitudes et de son instabilité, il est quelquefois agréable de célébrer la durée.

Fondé en 1984 et contractualisé entre l’Université de Provence et l’IRD depuis 2002, le Laboratoire Population – Environnement – Développement fête cette année ses 25 ans ;
En ce retournant un peu, on peut dire que ces 25 années ont été dédiées à la fois à une ambition : rechercher et former sur les relations entre les populations humaines et leur environnement – dans l’espace méditerranéen, mais aussi en Afrique, en Amérique Latine et en Asie du sud, et à une conviction : l’interdisciplinarité entre les sciences de la vie et les sciences sociales, comme méthode de recherche et d’enseignement. Ambition d’une thématique de recherche, conviction d’une méthode : telles furent dès le début les bases du projet porté par un petit groupe de chercheurs de l’IRD et d’enseignants-chercheurs de l’Université de Provence ; telles sont aujourd’hui les caractéristiques identitaires du Laboratoire.

Permettez-moi de m’arrêter un instant sur la méthode interdisciplinaire. Dans tous les discours sur la recherche, l’interdisciplinarité est un objectif sacré, un graal, pour lequel on a souvent le sentiment qu’il ne peut être atteint qu’en déplaçant le centre de notre discipline vers sa périphérie, mais sans qu’en soient modifiées les propriétés du cercle. Je m’en explique…
Le statut complexe de l’objet de recherche « environnement », la nécessité de considérer la nature et la société comme des entités inter-reliées et interdépendantes, sont des arguments clairement en faveur des approches interdisciplinaires. Le LPED en a toujours eu conscience, quand il a permis dès le début à des chercheurs de tous horizons d’échanger, de s’affronter, de s’accorder sur les relations Population – Environnement – Développement.

Ce voyage aux frontières de nos disciplines exige pourtant, pour être réussi, que nous soyons également au cœur de notre discipline, là où nos compétences et nos connaissances sont les plus solides. C’est sans doute ici toute l’histoire du centre et de la périphérie. Mais au LPED, plutôt que de considérer l’interdisciplinarité comme la quadrature du cercle, nous préférons y voir une aventure du dialogue… que nous pratiquons au quotidien.

Les missions de notre Laboratoire ont été durant cette période celles de toutes les unités de recherche. Elles se résument en trois actions qui vous sont familières : rechercher – former – valoriser.

Rechercher tout d’abord sur la thématique éponyme à notre Laboratoire. Depuis le programme DYPEN, porté par Michel Picouet et Bernard Brun en Tunisie jusqu’au projet ECOSOC mené actuellement au Sénégal et que relate le panneau derrière moi, le LPED a voué une grande partie de ses efforts à conduire des recherches sur les relations entre les sociétés et leur environnement, comprises à l’intérieur de la question centrale du développement. On parlera aujourd’hui de Développement Durable.
Former ensuite à partir des résultats de la recherche et par la recherche des étudiants de masters et des doctorants. Depuis le DESS où intervenaient à l’origine mes collègues, en passant par le certificat d’écologie humaine, le Laboratoire est aujourd’hui rattaché à deux écoles doctorales de l’Université de Provence ; il participe aux enseignements de six masters et porte deux spécialités.

Valoriser enfin par la diffusion de nos travaux dans des ouvrages et des revues – au cours de ces dix dernières années, le LPED a produit plus de 600 publications –, par l’organisation de colloques scientifiques internationaux et par la publication de la Lettre du LPED. Le présentoir vous propose un aperçu de ces productions.

Les spécificités du LPED ainsi rappelées, ses 25 ans sont aussi le moment d’un très bref bilan. En comparant 1984 à 2009, c’est bien évidemment la croissance importante du Laboratoire qui caractérise cette période de jeunesse.

Une forte croissance :

  • Dans ses effectifs tout d’abord, puisqu’il réunit aujourd’hui plus de trente-huit chercheurs et enseignants-chercheurs ;
  • Au regard du nombre des pays où nous intervenons ensuite : Depuis le Mali et la Tunisie qui furent nos premiers terrains d’investigation, en dehors de la France, les chercheurs du LPED sont aujourd’hui actifs sur quatre continents. Ils sont présents dans sept pays étrangers et le Laboratoire a des projets dans une dizaine d’autres pays du Sud ;
  • Par le nombre des disciplines représentées. Nous sommes passé des deux disciplines fondatrices (la démographie et l’écologie) à sept disciplines de recherche ;
  • Par la diversification de ses pôles de compétence enfin. Notre thématique axiale sur les relations entre les sociétés et leur environnement, envisagées à l’intérieur du paradigme du développement, est désormais appréhendée par rapport à quatre pôles de compétences :
    • La gestion des ressources (eau, sol, forêt, agro-biodiversité…). Il s’agit des analyses des modes d’appropriation et de gestion - concertée et patrimoniale - des ressources et des territoires ;
    • La durabilité des grandes villes. Ici nous explorons les facteurs écologiques (biodiversité urbaine, services écosystémiques), la gouvernance urbaine et l’accès aux services essentiels (eau potable, assainissement, transport en commun…) ;
    • Les relations entre migrations, environnement et recomposition des territoires. Il s’agit là d’explorer les mouvements des populations comme causes et conséquences des utilisations des territoires d’origine, d’accueil et de retour et d’analyser les logiques migratoires ;
    • Les maladies infectieuses résurgentes et émergentes, ainsi que la santé de la reproduction. Il s’agit enfin d’explorer les liens entre les changements environnementaux et l’émergence ou la résurgence des infections à transmission vectorielle et d’analyser les facteurs de vulnérabilité et d’inégalité associés à la santé reproductive.

Richard Lalou, Novembre 2009

Anciens directeurs du LPED :

  • Dominique Bonavita, fondateur du laboratoire de 1983 à 1988
  • Michel Picouet, de 1989 à 1999
  • Patrice Vimard, de 2000 à 2003
  • Patrick Livenais, de 2004 à 2007
  • Richard Lalou, de 2008 à 2011

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