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La planification territoriale et l’aménagement du territoire ont-ils quelque chose à voir avec la géographie ?

Mardi 29 avril 2008, présenté par Louis Arréghini, LPED, Marseille

Résumé

Le secteur de spin de la QCD perturbative n’est pas encore sérieusement testé et nos connaissances actuelles sur les distributions de partons polarisés sont incomplètes. Nous exposerons cela dans le détail avec un état des lieux récent. Nous verrons quels progrès on peut attendre du collisionneur à protons polarisés à BNL-RHIC sur ces questions fondamentales.
En Bolivie, on pense que l’aménagement du territoire est un concept inventé en France. De fait, le développement y a été pensé après guerre en termes de rééquilibrage et de complémentarité territoriales. L’évolution de l’économie et de la société a fait évoluer le paradigme de planification vers celui de décentralisation. L’organisme central de l’aménagement du territoire à la française, la DATAR, a vu son rôle évoluer : il était chargé d’élaborer le plan ; il est devenu un laboratoire permanent où s’élaborent les outils du développement territorial centré sur la réalité française, à savoir le besoin d’intercommunalité.

Ce n’est pas le cas de la Bolivie où, en termes d’aménagement du territoire, l’on reste attaché à la planification et où l’on préfère le terme d’autonomie à celui de décentralisation. À part les tentatives assez peu opérationnelles de Mancomunidad, l’intercommunalité n’est pas le souci majeur. Et les Plans d’Aménagement du Territoire restent souvent un catalogue des ressources naturelles, accompagné parfois d’un « plan d’occupation du sol ».

Mais qu’est-ce que cela a à voir avec la géographie ? L’aménagement du territoire ou la planification territoriale, selon la terminologie bolivienne, ne relèvent-ils pas uniquement de l’ingénierie territoriale ?

Les géographes du programme AIDeR (Approche Intégrée du Développement Régional) répondent à cette question à travers leurs pratiques dans le cadre d’une action de coopération et selon plusieurs modalités :

  • Le mandat de l’IRD, qui implique ses professionnels à faire de la recherche pour le développement, avec l’idée que la recherche doit être finalisée, trouver une application. Est-ce qu’il faut bien séparer en deux tâches distinctes, recherche, d’un côté, pratique du développement de l’autre ? Ou est-ce qu’il faut penser cela en un tout cohérent ?
  • Les débats disciplinaires : contractés comme « experts en aménagement du territoire », les géographes de l’IRD disposent d’un champ d’action pour mettre à l’épreuve, « en temps réel », la pertinence de certaines théories, modèles ou concepts de la discipline. Par exemple, pourquoi le réseau urbain de la Bolivie est-il incomplet et mal hiérarchisé ? Faut-il suggérer une politique volontariste pour y remédier ? Dans un autre domaine, les districts industriels peuvent-ils servir de modèle pour le plan d’aménagement du département de Santa Cruz ?

Après une rapide présentation du programme AIDeR, on exposera une démarche et un processus dans le cadre d’une participation au plan départemental d’aménagement du territoire de Santa Cruz et on lancera le débat autour des notions de territoire et de développement.

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