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Journée Espaces Publics - Programme de la 1e Journée du 6 novembre 2015

3 journées d’étude sur les Espaces Publics sont organisées en 2015-2016 par le LPED, Laboratoire Population-Environnement-Développement (axes TRAMES) et le Pôle Géographie-Aménagement-Environnement (UFR ALLSH, AMU).

responsable : Serge Schwartzmann serge.schwartzmann univ-amu.fr

La 1e journée, ouverte aux étudiants de master et doctorat de sciences sociales d’AMU, se tiendra le 6 novembre 2015 à Marseille autour du thème « De nouvelles pratiques pour de nouveaux espaces publics ? ».

Marseille, Campus Saint Charles, Amphithéâtre Massiani

Programme de la journée
9h00- Campus Saint Charles, Accueil à l’Amphithéâtre Massiani.

Présentation de la journée et mots introductifs : Comment les pratiques urbaines évoluent-elles avec la transformation des espaces publics ?
Serge SCHWARTZMANN, Géographe. Aix-Marseille Université. LPED (UMR 151).
Elisabeth DORIER, Géographie. Aix-Marseille Université. LPED (UMR 151).

Citadin et citoyen à Dubaï : l’espace public en création
Amin MOGHADAM, Géographe. Aix-Marseille Université. URMIS, CNRS UMR 8245 - IRD UMR 205 - Universités Paris Diderot - Nice Sophia Antipolis.
L’émirat de Dubaï, comme la ville, est constitué à plus de 80% d’étrangers. La nationalité émirienne donne accès à un certain nombre de droits et de privilèges dont ne bénéficient pas les étrangers. Les populations étrangères, de leur côté, sont de milieux sociaux économiques variés. Cette diversité se traduit par des pratiques culturelles et sociales différenciées, au sein des espaces disponibles dans les villes émiriennes et notamment dans la ville de Dubaï. L’organisation spatiale des principales métropoles, à savoir Abou Dhabi et Dubaï, s’est progressivement adaptée aux besoins des nouvelles classes sociales. L’analyse des modalités d’appropriation des espaces publics à Dubaï est révélatrice du processus d’adaptation de la ville aux pratiques quotidiennes de la majorité de la population constituée d’étrangers et ce, en dépit du statut précaire dont ils disposent en tant qu’ « travailleurs temporaires ».

Reconquérir la ville par de nouvelles pratiques des espaces “publics” : l’exemple de Mexico DF
Serge SCHWARTZMANN, Géographe. Aix-Marseille Université. LPED (UMR 151).
Dans le District fédéral de Mexico, comme dans d’autres villes du Mexique, existent depuis le début des années 2000 un ensemble de plans de “récupération” mis en place par diverses institutions visant les espaces publics ou les espaces communs de copropriétés dégradées. À partir d’une réhabilitation de l’existant, les institutions mexicaines ont cherché à développer des pratiques nouvelles sur des espaces de statut juridique différent : valorisant les pratiques sportives pour améliorer l’état de santé de la population, incitant à la réappropriation des espaces pour renforcer le sentiment de sécurité, développant des pratiques artistiques ou associatives pour favoriser le sentiment d’appartenance. Ces politiques, malgré les critiques qu’on peut en faire, vont dans le sens d’une reconquête de la ville sur elle-même.

Pause

Femmes à Annaba : Nouvelles pratiques, nouveaux lieux
Nadia REDJEL, Architecte urbaniste. Université d’Annaba (Algérie).
Sur la corniche d’Annaba, ville littorale à l’extrême est de l’Algérie, on constate une forme de distribution de pratiques particulières sur des espaces distincts. Cette tendance à la « spécialisation » des pratiques intervient spontanément et est soutenue par les modes d’occupation de l’espace littoral essentiellement sous forme d’habitat.
Ces observations donnent surtout à voir des territorialités en discrète construction par les nouvelles mobilités des femmes. Il arrive que les femmes soient contraintes de négocier leur place dans des contextes hostiles, les espaces de la ville-centre par exemple. Tout se passe comme s’il y avait deux tranches d’espaces, la ville d’un côté et les rivages de l’autre, et deux tranches de vie pour réguler les comportements des femmes « dehors ». Et c’est parce que cette dichotomie a la force de l’évidence que son examen nous a semblé nécessaire ; nos préoccupations étant liées aux pratiques des femmes en premier lieu.

L’art de saisir et produire les espaces publics à partir du cas de Johannesburg (Afrique du Sud)
Pauline GUINARD, Géographe. Ecole Normale Supérieure de Paris. UMR LAVUE - Laboratoire Mosaïques, UMR IHMC (associée).
A partir du cas de Johannesburg (Afrique du Sud), ville portant réputée pour son absence d’espaces publics, nous montrerons qu’il est possible de repenser ce que sont ces espaces et la manière dont ils sont produits en s’intéressant aux différentes pratiques artistiques qui s’y déploient. L’art est alors à envisager comme un prisme permettant au géographe de comprendre ce que sont ou peuvent être les espaces publics – à Johannesburg et au-delà – et comme un vecteur de réinvention de la ville contemporaine.

12h30 - 14h : DEJEUNER au LPED

14h - 18h00 2e partie de la Journée : Des lectures d’espaces publics engagés

La réciprocité des savoirs, une entrée opératoire pour l’habitabilité des espaces publics contemporains
Muriel DELABARRE, Urbaniste. Université de Lausanne. Laboratoire PACTE (Politiques
publiques, ACtion politique, Territoires) Territoire UMR 5194 de Grenoble.
La question de la participation est toujours plus présente depuis une trentaine d’années au sein des procédures urbanistiques et architecturales. Donner la parole aux usagers c’est aussi reconnaître des formes de savoir et d’argumentation d’une autre nature que celles qui prévalent dans l’univers technico-politico-administratif.
Le Grand Lyon a depuis une quinzaine d’années, renouvelé sa politique d’espaces publics, et par là, leur production. Nous mènerons une réflexion sur la requalification de deux espaces centraux du quartier de La Duchère, externalité périphérique et sensible de Lyon. Ce grand ensemble a vu en effet se déployer des pratiques de concertation en vue de saisir les attentes et les points de vue de la population en matière d’espaces publics.
Nous nous interrogerons dans un premier temps sur le nouveau contexte qui conduit à imposer des changements dans la culture de décision, et notamment, celui de penser une démocratie dialogique entre ces deux types de savoirs. Après quoi, nous montrerons de quelle manière le lien entre concepteurs et usagers cherche à dessiner une meilleure habitabilité des projets et par la même, des espaces publics contemporains.

Espaces publics, espaces communautaires, espaces idéologiques au Liban, compétition ou complémentarité ? Le paysage urbain comme entrée d’analyse
Jihad FARAH, Architecte-urbaniste. Université Libanaise.
Aujourd’hui, les questions d’espace public au Liban sont d’actualité et suscitent controverses et mobilisations, notamment à Beyrouth. D’un côté on est face à une privatisation illégale du littoral, la fermeture du principal parc municipal au public, et des vigiles privés et acteurs communautaires qui imposent les normes des pratiques « acceptables » en marquant identairement les espaces urbains. De l’autre, des municipalités qui produisent des espaces collectifs (jardins, placettes, terrains de sports, salles polyvalentes…), des jeunes et des organisations de la société civile qui multiplient les actions artistiques, revendicatives et symboliques dans l’espace de la rue et des milices et des forces de sécurité qui barricadent des rues et transforment épisodiquement l’espace urbain en espace de guerre.
L’intervention proposée ici entend mobiliser le concept de paysage urbain, notamment entendu comme stabilisation – plus ou moins temporaire – d’arrangements localisés entre projets, valeurs et représentations concurrentes, pour questionner l’articulation entre les trois concepts et penser la production, l’usage et régulation des espaces collectifs à Beyrouth. Pour cela, nous nous appuierons sur l’étude du quartier Aïn El Remmené, dans la banlieue de Beyrouth.

Synthèse de la journée
Pauline GUINARD, Géographe. Ecole Normale Supérieure de Paris. UMR LAVUE - Laboratoire Mosaïques, UMR IHMC (associée).
Serge SCHWARTZMANN, Géographe. Aix-Marseille Université. LPED (UMR 151).

NB. ce séminaire a pu être organisé par le LPED grâce aux appuis d’AMU, de l’UFR ALLSH (pôle GAE) et du Conseil général des Bouches du Rhône.

Aix-Marseille Université,
Centre St Charles, case 10
3, place Victor Hugo
13331 Marseille, cedex 03
France
Tél. : +33 (0) 4 13 55 07 46
Fax : +33 (0) 4 91 08 30 36
lped.contact ird.fr

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