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Ethnoécologie du sud marocain : la reconfiguration des savoirs locaux sur l’arganeraie

Lundi 26 mai 2008, présenté par Romain Simenel, anthropologue

Résumé

L’ethnohistoire écologique d’une terre d’exil du Sud Marocain

Dans le Sud marocain, il est un pays défini par ses habitants comme une terre d’exil, un asile pour des bannis venus de célèbres régions du monde musulman et même par delà, et dont ils affirment être les dignes descendants. Les Aït Ba’amran ne conçoivent en effet en rien leur enracinement dans le sol en terme d’autochtonie, et se veulent constituer une société d’exilés perpétuellement renouvelée par l’intégration d’étrangers. A partir de l’exemple d’une confédération tribale berbérophone de la région de Tiznit, celle des Aït Ba’amran chez qui j’ai réalisé un terrain de deux ans, j’ai montré comment une société qui ne valorise aucunement l’autochtonie comme principe d’appropriation du sol pouvait envisager son action sur l’environnement. Par-delà la dimension écologique, il s’agissait de comprendre comment les Aït Ba’amran définissent la culture matérielle locale, fruit de leur domestication de l’environnement. Quel traitement symbolique et historique accordent-ils aux ressources d’une terre envers laquelle ils se définissent comme des étrangers et qui constitue cependant le substrat de leur culture ?

La reconfiguration des savoirs locaux sur l’arganeraie face aux actions des gardes forestiers et des acteurs du développement

Dans le cadre du programme POPULAR : « Politiques publiques et gestion paysanne de l’arbre et de la forêt » sur la zone arganeraie, et au sein du laboratoire LPED (Laboratoire Population Environnement et Développement) de l’IRD, mon travail de recherche (post-doctorat) porte actuellement sur la manière dont les rapports entre gardes forestiers et populations locales, ainsi que le positionnement des acteurs du développement influent sur les pratiques et savoirs locaux liés à l’arganeraie du Maroc. Cerner l’impact du rapport entre gardes forestiers et populations locales ainsi que celui des actions de développement dans la gestion locale de l’arganeraie nécessite une comparaison entre différentes régions présentant des contextes différents quant à l’implication de l’administration forestière ou des acteurs du développement dans l’arganeraie. Mon enquête de terrain dans le Sud du Maroc est multi située (régions d’Essaouira, de Tafraout et de Sidi Ifni).

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