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Emergency contraception in Africa (ECAF)

La contraception d’urgence : un moyen d’améliorer la santé reproductive en Afrique ?

Mots clés :

Contraception moderne, Norlevo, sexualité, rapports de genre, trajectoires amoureuses, Afrique

Thématique(s) de recherche

Mécanismes décisionnels relatifs au recours à la contraception moderne et à la contraception d’urgence en particulier ; Trajectoires affective, sexuelle et procréative des hommes et des femmes ; Rapports hommes femmes dans la négociation et la gestion de la vie sexuelle et reproductive ; Situations relationnelles favorisant un échec contraceptif.

Résumé

Introduite sur le marché dès la fin des années 1990, la contraception d’urgence (CU) constitue, un mode de contraception de rattrapage pour les femmes ayant un rapport sexuel, non ou mal protégé, et qui ne veulent pas avoir d’enfant. Composée exclusivement de progestérone, la CU ne présente pas de contre-indication médicale et peut être délivrée en vente libre dans les pharmacies, ce qui permet de pallier les difficultés d’accès aux structures de santé auxquelles sont confrontées certaines femmes.

Mal connue du grand public, la CU soulève de nombreuses réticences liées essentiellement à la crainte d’une incitation à une sexualité incontrôlée chez les jeunes et à la peur d’une utilisation abusive de cette méthode. En outre, elle est souvent associée, à tort, à une méthode abortive, alors que son principal mécanisme d’action est de bloquer ou de retarder l’ovulation. Elle représente pourtant un moyen efficace pour réduire le nombre des grossesses non désirées et des avortements clandestins.

Ce programme étudie les conditions de diffusion de la contraception d’urgence et sa place parmi les autres modes de contraception disponibles sur le marché. Pour ce faire, nous proposons d’analyser les difficultés auxquelles les femmes sont confrontées dans la gestion quotidienne de leur fécondité et de leur contraception. L’étude se déroule dans 4 grandes villes africaines Dakar (Sénégal), Accra (Ghana), Ouagadougou (Burkina Faso) et Rabat (Maroc).

Méthodologie

La méthodologie est qualitative, de type socio-anthropologique, basée sur la réalisation de récits de vie. Sa spécificité repose sur le choix d’une approche biographique qui permet de contextualiser la question du rapport à la contraception dans une histoire personnelle où interfèrent des composantes familiales, sociales, professionnelles et économiques propres à l’individu.

Il ne s’agit donc pas d’isoler les pratiques contraceptives à un instant donné, comme le font la plupart des études, mais de les appréhender dans une perspective longitudinale en les replaçant dans une situation donnée, traversée par les différentes composantes citées. Ainsi, par exemple, la survenue d’une grossesse sera mise en perspective avec la nature de la relation amoureuse engagée, la situation économique du moment ou encore l’expérience passée dans le domaine de la contraception.

Personnes du LPED impliquées

Agnès Adjamagbo, chargée de recherche, membre de l’équipe de coordination du projet de Paris et membre de l’équipe du Sénégal ; Souleymane Barry, Doctorant

Partenaires

  • Coordinateur général : Nathalie Bajos, Sociologue-Démographe, Directrice de recherche à l’INSERM, Paris, France (responsable du projet).
  • Responsable Burkina Faso : Baya Banza, Démographe, Directeur adjoint de l’Institut Supérieur des Sciences de la Population (ISSP), Ouagadougou.
  • Responsable Ghana : John Gyapong, Médecin épidémiologiste, Directeur du « Health Research Unit » (HUR) du Ministère de la santé, Accra.
  • Responsable Maroc : Fatima Bakass, Professeur de Démographie à l’Institut Supérieur d’Économie Appliqué (INSEA), Rabat.
  • Responsable Sénégal : Pierrette Aguessy Koné, responsable de SAREGE, Dakar.
  • Responsable de l’analyse des données des enquêtes EDS : Catherine Gourbin, Professeur de Démographie à l’Université de Louvain La Neuve, Belgique.
  • Responsable de l’analyse des conditions de diffusion de la contraception : Susannah Harding Mayhew, Professeur à la London School, London.

Financements

Union Européenne. Projet INCO/6e PCRD n° : 510 956

Calendrier

Programme sur 42 mois – achevé en fin 2009

État d’avancement

Le programme est actuellement en phase de valorisation

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