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ESCAPE

Le projet ESCAPE (Environmental and Social Changes in Africa : Past, present and futurE) a pour objectif d’évaluer les vulnérabilités, les résiliences, les dynamiques des systèmes de production et des systèmes de vie des populations rurales face aux changements environnementaux et sociétaux.

Mots clés

Biodiversité continentale et amélioration des plantes agricoles, Océan, climats et impacts, Modélisation et outils d’observation, Risques naturels et vulnérabilité, Innovations agricoles, adaptations des sociétés rurales.

Thématique de recherche

De façon générale, le programme traite des services de l’environnement comme supports des pratiques agricoles et pastorales, services considérés comme des coproductions de nature et de culture.

L’approche est fondamentalement pluridisciplinaire et articule quatre groupes de travail liés par de fortes interactions : WP1 : « observation des changements environnementaux » , WP2 : « changements environnementaux et sociétaux », WP3 : « Modélisation des changements environnementaux » et WP4 : « Options d’adaptation pour le futur ».

Le LPED est responsable du WP2, qui vise à évaluer les pratiques et les dynamiques adaptatives ainsi que les perceptions des acteurs locaux face aux transformations environnementales et sociétales

Au sein du programme ESCAPE l’objectif de l’équipe dirigée par le LPED est de mesurer l’impact des changements climatiques et environnementaux sur l’évolution des pratiques agropastorales et, plus largement, sur la dynamique des rapports sociaux et familiaux en associant anthropologie, histoire, démographie et géographie. A travers une perspective historique, nous interrogerons la manière dont les individus et les groupes se positionnent, s’organisent et réagissent dans un environnement soumis à de forts aléas climatiques.

Nous veillons à ne pas considérer la variable climatique comme unique facteur de la vulnérabilité et des évolutions qui caractérisent les sociétés sahéliennes. Les relations de l’homme à son environnement s’inscrivent dans des configurations économiques, sociales et politiques complexes qu’il est nécessaire d’interroger et de mettre en dialogue avec les phénomènes climatiques.

Activités

Etude des perceptions environnementales et des pratiques agropastorales

Les observations et la réflexion sont centrées sur les relations entre les populations locales et leur environnement naturel. Des enquêtes sont menées auprès des populations afin d’approcher la mémoire des changements environnementaux : description de l’évolution du climat et des paysages, de la localisation, de la quantité et de la qualité des ressources naturelles (eau, pâturages, terre, graminées sauvages…).

Au-delà des représentations locales des évolutions climatiques et environnementales, il s’agit d’interroger, conjointement, les pratiques liées aux ressources naturelles : distributions spatiales des unités économiques et sociales, saisonnalité et conditions sociales d’accès, régimes fonciers, relations entre les pratiques d’élevage et de cultures…

En somme, ce sont les systèmes de production qui sont directement interrogés, tant dans leur dimension technique que « culturelle », et toujours en privilégiant une approche diachronique. Les notions d’incertitudes et de risque, ainsi que les stratégies d’adaptation face aux aléas climatiques sont particulièrement questionnées.

Evolution des stratégies de diversification et dynamiques des systèmes d’activité

Notre préoccupation majeure est d’interroger le poids des changements climatiques et environnementaux dans les transformations/mutations des sociétés rurales. La diversification des activités économiques (commerce, travail salarié, fonctionnariat, manœuvres, gardiennage, compétences mécaniques, activités informelles, trafics…) est analysée au regard des contraintes du monde rural (pression anthropique, manque de terres, baisse de la fertilité des sols, maladies et mortalité du cheptel, pénibilité des travaux, absence de débouchés…).

A partir de l’identification de ces phénomènes, sur les cinq zones, nous tentons de comprendre la complexification des mobilités : nouveaux itinéraires, nouvelles trajectoires et circulations, courants migratoires à l’intérieur des pays et dans la sous-région, pluri-territorialité…

Les dynamiques socio-politiques à l’œuvre sont interrogées : recomposition des relations entre groupes sociaux, « ethnicisation » des rapports sociaux, luttes de pouvoir au sein et entre les groupes, nouvelles inscriptions territoriales et institutionnelles dans le cadre de la décentralisation (Mali, Niger, Bénin).

Enfin, une préoccupation particulière est portée sur les reconfigurations familiales. Il s’agira là, de suivre l’évolution des rapports de genre et de génération au sein des familles, de mesurer l’impact de la monétarisation des échanges, ou encore des nouvelles aspirations culturelles et matérialistes en liant ces transformations aux mutations des conditions d’accès aux ressources naturelles et agricoles…

Méthodologie

Le travail d’enquêtes se déroule sur cinq principaux sites situés dans trois pays d’Afrique de l’Ouest : le Sénégal, le Niger, le Bénin.

Au Niger, le LPED, le laboratoire du LASDEL et l’équipe du GET de Toulouse travaillent en étroite collaboration autour des sites de la commune de Bonkoukou et de la région du Fakara, commune de Dantiandou.

Au Bénin, le LPED, le CEFORP et le GET développe des recherches dans trois villages de la commune de Djougou située au nord ouest du pays.

Au Sénégal, deux sites d’études sont privilégiés : la région de Niakhar et la moyenne vallée du fleuve (zone de Podor).

Une problématique commune guide nos recherches quantitatives comme qualitatives : recueillir les perceptions liées à l’environnement leurs diversité et leur dynamique, repérer les innovations et analyser les conflits.

Personnes du LPED impliquées

LPED (Agnès Adjamagbo et Bénédicte Gastineau, affectées au CEFORP, Bénin ; Valérie Delaunay, affectée au Sénégal ; Anne Attané, Charles Grémont et Richard Lalou au LPED à Marseille)

Partenaires

LOCEAN (Benjamin Sultan, coordinateur général du programme) ;

GET (Fabrice Gangneron, Pierre Hiernaux, Alain Bonnassieux)

Autres équipes françaises : CNRS, CIRAD ; CNRM/GAME ; OMP ; LTHE.

Partenaires au Bénin : Université d’Abomey Calavi (CEFORP) et DG-Eau

Partenaires au Niger : LASDEL

Partenaires au Sénégal : Université Cheikh Anta Diop

Financements

Le programme ESCAPE est financé par l’Agence Nationale de la Recherche (ANR-10-CEPL-005).

Calendrier

Le programme ESCAPE a été lancé le 14 mars 2011 pour une durée de 4 ans

État d’avancement, publications

Consulter le site officiel du programme

Aix-Marseille Université,
Centre St Charles, case 10
3, place Victor Hugo
13331 Marseille, cedex 03
France
Tél. : +33 (0) 4 13 55 07 46
Fax : +33 (0) 4 91 08 30 36
lped.contact ird.fr

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