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Conférence-débat : Homogénéisation du vivant et connectivités des paysages urbanisés méditerranéens

Jeudi 14 juin 2012

Les cycles de séminaires du LPED :

Jeudi 14 Juin 2012, 13h30 - DENTES, Salle IUP02/03
Centre Saint Charles, 3, place Victor Hugo
13003 Marseille

13h40 : « Rôle des jardins privatifs dans l’homogénéisation floristique et la connectivité des paysages urbanisés méditerranéens » - Angèle Bossu, doctorante en écologie au LPED.

Les changements d’occupation et d’utilisation des sols sont une composante majeure des changements globaux qui s’opèrent actuellement. Parmi eux, l’urbanisation est une des causes majeures de l’homogénéisation biotique, processus de remplacement d’espèces au cours du temps. La région méditerranéenne française, hotspot de biodiversité, est soumise à une forte expansion urbaine sur le littoral et plus récemment dans l’arrière-pays. A travers l’étude de la flore spontanée des jardins privatifs de deux sites aux histoires d’urbanisation différentes, Lauris (petit village du Vaucluse) et Marseille (grande agglomération des Bouches-du-Rhône), nous avons évalué via des indices de similarité de Jaccard et d’homogénéisation (Quian et al. 2005) le processus d’homogénéisation taxonomique de la flore spontanée à l’échelle régionale (inter-site) et à l’échelle locale (intra-site) selon un gradient d’urbanisation.

Des processus inverses aux résultats couramment observés sur la flore spontanée des villes ont été mis en exergue. Si on observe un processus d’homogénéisation de la flore des jardins dans les zones périurbaines, un processus de différenciation est mis en évidence en centre urbain. La prise en compte de la fréquence des espèces dans les jardins permettait d’avoir une approche plus précise des processus à l’œuvre.

La distance entre les jardins a également été mesurée et mise en relation avec la similarité de la flore spontanée. La distance apparaît comme un facteur discriminant de la similarité floristique entre les jardins à Marseille, où les jardins proches sont plus similaires que des jardins éloignés.

Ces résultats sont discutés au regard des aménagements du jardin et interrogent sur la connectivité potentielle des jardins privatifs dans la matrice urbaine.

Mots clés : Indice d’homogénéisation floristique, Indice de similarité de Jaccard, Gradient d’urbanisation, Flore native/exotique

14h30 : « Changements globaux et conservation de la biodiversité : mesurer les causes et les conséquences de l’homogénéisation du vivant » - Vincent Devictor, chargé de recherche CNRS à l’Université de Montpellier II.

La conservation de la biodiversité ne peut plus se concentrer uniquement sur la conservation de la diversité des espèces, mais doit envisager le maintien des fonctions et des processus évolutifs. Ce point de vue plus intégratif de la conservation a besoin d’un rapprochement entre les différentes disciplines de l’écologie. L’écologie des communautés, renforcée par les récents développements de l’écologie fonctionnelle et de l’écologie évolutive, offre un cadre conceptuel et méthodologique favorable à ce rapprochement. En utilisant la dynamique spatiale et temporelle des communautés, je tente de montrer comment différentes facettes de la biodiversité (fonctionnelle, phylogénétique, taxonomique) peuvent être étudiées dans l’espace et dans le temps pour mieux comprendre le processus d’homogénéisation du vivant. Ces résultats remettent en question l’utilisation de toute composante de la diversité comme un substitut des autres composants et soulignent la nécessité d’adopter une approche intégratrice de la conservation de la biodiversité.

Contact : lped univ-provence.fr

Aix-Marseille Université,
Centre St Charles, case 10
3, place Victor Hugo
13331 Marseille, cedex 03
France
Tél. : +33 (0) 4 13 55 07 46
Fax : +33 (0) 4 91 08 30 36
lped.contact ird.fr

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