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A2 - MICRORIGO

Sur la piste des micropolluants : risques et gouvernance du fleuve Rhône

Responsable
GRAMAGLIA Christelle, chargée de recherche en sociologie, UMR G-EAU IRSTEA : 361, rue Jean-
François Breton - BP 5095 34196 Montpellier cedex 5. Tél. (33) 04 67 16 64 62
christelle.gramaglia irstea.fr

Mots clés

Epistémologie sociale, Gouvernance, Micropolluants, Participation, Restauration, Rhône, Risques,
Savoirs

PDF - 38.8 ko
APROHMMICRORIGO

Exposé de la proposition

Domaine(s) disciplinaire(s) concerné(s)

Le projet relève des sciences sociales. Il articule des approches développées en science
politique, sociologie et ethnologie. Ce parti-pris répond à un souhait des chercheurs impliqués qui,
travaillant sur le Rhône depuis longtemps (Allouche, Nicolas, 2011 ; Barthélémy, Souchon, 2009 ;
Armani, 2006), ont ressenti le besoin de créer un espace de travail collectif afin de suivre les
dynamiques socio-naturelles à l’oeuvre autour du fleuve. Il répond également à une forte demande
d’études sociologiques dans le domaine de l’environnement qui reste encore majoritairement dominé
par les approches technico-scientifiques.

Cadrage problématique

Le plan Rhône, effectif depuis 2007, témoigne des liens qui existent, dans la gestion
contemporaine des cours d’eau, entre la recherche de nouvelles formes de gouvernance et une
appréhension du fonctionnement de ces espaces, transitant majoritairement par des situations de
crise liées à des risques récurrents. Les inondations de 2003 ont ainsi questionné la place et le rôle
joué par les divers acteurs ayant à voir avec le traitement du fleuve et de ses possibles débordements.
Les concertations menées lors de la phase d’élaboration du plan Rhône ont créé un espace social de
confrontations et de discussions qui n’existait pas jusqu’alors ou simplement de manière isolée, en
lien avec une action publique précise. A la suite de crise générée par la découverte de la pollution du
fleuve par les PCB en 2007, un plan de gestion spécifique a ainsi été mis en place avec des groupes
de travail auxquels participent des représentants d’associations de protection de la nature (Babut,
Putavy, Gramaglia, 2008). Cette évolution tranche avec la façon dont les alertes précédentes avaient
été gérées, c’est-à-dire de manière confinée, entre experts autorisés. Des interdictions de consommer
les poissons ont néanmoins été édictées dans l’urgence par les pouvoirs publics, sur toute la longueur
du fleuve.
Décision de crise pour gérer un risque récurrent, tel semble être le schéma de réponse
immédiatement mobilisé par les pouvoirs publics dans ces situations, avec ensuite des difficultés pour
rétablir la confiance nécessaire à l’élaboration de solutions concertées.

Or, le plan Rhône a été
développé dans le but de favoriser le développement durable du fleuve et de sa vallée. Cet
engagement en faveur de la durabilité implique d’imaginer d’autres modes de gestion des risques qui
permettraient d’éviter les crises, ou du moins de les anticiper collectivement.
La recherche proposée s’inscrit dans ce changement affiché de politique globale en se
focalisant sur la question des micropollutions. Etendu à d’autres substances toxiques présentes dans
le fleuve que le seul PCB, elle a pour objectif prioritaire de comprendre comment ce type de pollution
est appréhendé (ou pas) et traité par différents acteurs. Il s’agit d’étudier les différentes attitudes face
à ces polluants : comment les riverains, en fonction de leur relation pratique et symbolique avec le
cours d’eau, composent avec les risques, s’accommodent des nouvelles dispositions réglementaires,
les acceptent ou bien les contestent ? Comment réagissent-ils aux discours officiels et à quelles
autres sources d’information ont-ils recours pour évaluer les risques auxquels ils s’exposent ?
Comment d’autre part, la pollution affectant des projets de restauration écologique en cours, est-elle
appréhendée par les acteurs en charge de leur réalisation ? Comment ce risque est-il pensé en
relation avec d’autres risques tels que les inondations (Allouche & Nicolas 2011) ? Existe-t-il une
hiérarchie dans leur gestion respective et si oui, quels sont les arguments avancés pour l’expliquer ?
Quel cas les gestionnaires font-ils des points de vue des riverains pour arbitrer entre différents
objectifs de restauration et/ou risques ?

Participants

ALLOUCHE Aurélien, doctorant en sociologie, LAMES MMSH – RESSOURCE, 2 rue des sarcelles,
Albaron 13123, alloucheaurelien yahoo.fr

ARMANI Gilles, ethnologue, Maison du fleuve Rhône, 1 place de la Liberté, 69700 Givors,
gilles.armani maisondufleuverhone.org

BARTHELEMY Carole, maître de conférences en sociologie, Aix-Marseille Université, Laboratoire
Population Environnement Développement, Faculté Saint-Charles, 3 place Victor Hugo, 13333
Marseille Cedex 3, carole.barthelemy univ-amu.fr

GUERRIN Joana, doctorante en science politique, Université Montpellier 1 et UMR G-EAU IRSTEA,
361, rue Jean-François Breton - BP 5095 34196 Montpellier cedex 5, joana.guerrin irstea.fr

NICOLAS Laurence, anthropologue, DESMID-CNRS, UMR ESPACE 6012 – RESSOURCE, 2 rue des
sarcelles, Albaron 13123, laurence.b.nicolas wanadoo.fr

Aix-Marseille Université,
Centre St Charles, case 10
3, place Victor Hugo
13331 Marseille, cedex 03
France
Tél. : +33 (0) 4 13 55 07 46
Fax : +33 (0) 4 91 08 30 36
lped.contact ird.fr

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