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ANDRIAMANJATO Zo

Doctorant en Sciences Sociales

liljaona gmail.com

Parcours :

2011 – 2017 : Université Catholique de Madagascar, département Sciences Sociales Appliquées au Développement.
• 2017 : Master en Population et Développement, Mention Bien
Thème de mémoire : Recherche sur la question de l’urbanisation à Antananarivo.
• 2014 : Licence en Sciences Sociales Appliquées au Développement
Thème de mémoire : Recherche sur la gestion des déchets de la Commune Urbaine d’Antananarivo.
2015 : Centre National de Télé-enseignement de Madagascar, département Economie-Gestion, Licence en Economie-Gestion.

Doctorat :
« Analyse de la mobilité sociale des jeunes en milieu rural malgache, cas de la commune d’Anjozorobe »
Spécialité scientifique : Sociologie et développement
Période d’accueil : 2018-2020
Thèse dirigée par : Bénédicte Gastineau (LPED) ; Co-dirigée par : Frédérique Andriamaro (UCM)
Mots clés : Mobilité sociale, reproduction sociale, systèmes de représentation, distribution sociale, structure sociale, zone rurale.

Projet de recherche :
La mobilité sociale est un thème majeur de la réflexion sociologique. De la manière la plus générale, elle désigne le mouvement d’un individu ou d’un groupe d’individus, d’un groupe social à un autre (Sorokin, 1927). Les études de Bossuroy et Cogneau sur la question de la mobilité sociale dans cinq pays africains, dont Madagascar, nous donnent les premiers résultats sur l’état de la mobilité intergénérationnelle des cohortes nées entre 1930 et 1980. Se focalisant sur les transitions entre secteur agricole et secteur non-agricole, il en est déduit que Madagascar présente un faible niveau de mobilité, proche de l’Inde, pays où la hiérarchie sociale se base sur des principes religieux, les castes, et où la mobilité est pratiquement nulle. Toutefois, les questions relatives à la perception de la mobilité sociale, aux représentations sociales dominantes sur le sujet ainsi que la rationalité des comportements sociaux face à ces représentations méritent d’être analysées pour tenter de (re)définir la mobilité sociale au sens relatif du terme.
Le choix de cette étude s’est porté sur la commune d’Anjozorobe, située dans la partie Nord-Est de la région Analamanga. La sous-préfecture du même nom dont fait partie la commune d’Anjozorobe, englobe douze communes (Mangamila, Amboasary, Antanetibe, etc.). La structure de l’emploi et des activités économiques d’Anjozorobe est de type primaire (données monographiques, 2016). Cette étude visera dans un premier temps à définir la structure économique par rapport à la localisation des villages constituant la commune d’Anjozorobe afin de cerner une éventuelle ségrégation spatiale par rapport à l’emploi, à l’accès aux biens de consommation et donc au marché, aux différents services sociaux tels que l’éducation, la santé, etc. Cet objectif trouve sa justification dans son lien avec les moyens disponibles et le niveau de difficulté d’accès à ces moyens pour les familles, fait qui expliquerait les différences sociales reposant sur des critères géographiques.
Ensuite, elle tentera une construction théorique et empirique de la structure sociale qui est la base de l’analyse de la mobilité, selon les représentations de la population, c’est-à-dire de hiérarchiser les différentes positions se basant à priori sur des critères subjectifs.
Enfin, cette étude visera à exposer l’état de la mobilité subjective au vu des résultats antérieurs, à identifier les facteurs déterminants de la mobilité ainsi que les stratégies adoptées par les familles, et les effets de l’évolution structurelle et technologique sur les représentations sur la mobilité sociale.

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