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SEFERIADIS Anastasia

Doctorat en sciences transdisciplinaires

anastasia.seferiadis gmail.com

Parcours

Formation

Doctorat en sciences transdisciplinaires, The role of social capital in entrepreneurship and development : poor women in rural Bangladesh, Vrije Universiteit, Directrice de Thèse : Joske Bunders

Thème(s) de recherche

Mots clés : Genre, entrepreneuriat social, empowerment, Bangladesh, Inde, Ghana.

Pays d’étude actuels

Bangladesh, Inde, Ghana

Principales questions scientifiques

  • La transdisciplinarité : une co-production des connaissances au service du développement
    Disposant d’une formation à la fois en sciences naturelles et en sciences sociales, j’utilise les méthodologies de la transdisciplinarité.La question de la production de connaissances au service du développement est centrale dans mes recherches. En particulier, j’utilise une méthodologie spécifique de la transdisciplinarité : l’interactive learning and action développée dans le laboratoire de recherche dans lequel j’ai effectué ma thèse de doctorat[ Bunders, J.F.G. (1990) Biotechnology for small-scale farmers in developing countries : analysis and assessment procedures. Amsterdam : VrijeUniversiteit.]. La transdisciplinarité permet de générer des connaissances grâce à une collaboration au delà des disciplines et avec des acteurs non-académiques. J’ai développé différents outils permettant la génération collective de données avec différentes parties prenantes . J’utilise observations participantes, entretiens, discussions de focus-group et questionnaires, ainsi que diverses méthodes participatives comme la cartographie participative. J’ai notamment utilisé au Bangladesh la méthodologie photonovella, particulièrement adaptée aux personnes d’un degré d’alphabétisation limité. Ainsi, grâce à cette méthodologie, les femmes ont pu identifier et analyser collectivement leurs problèmes et les stratégies de changement élaborées. J’ai aussi développé un questionnaire de façon participative, qui a ensuite été administré par une équipe locale et a permis de mesurer les résultats du projet. Mes travaux interrogent également les difficultés liées à la collaboration entre différents acteurs et notamment au partage du pouvoir.
  • L’empowerment
    Afin de lutter contre les discriminations liées au genre, activistes et intellectuelles féministes se sont emparées de la notion d’empowerment. Afin de promouvoir l’émancipation des femmes, est posée la question des causes de la subordination et donc du pouvoir. En m’appuyant sur les travaux de l’économie féministe, j’interroge la conception du pouvoir à l’intérieur des ménages. Pour reprendre les mots de Naila Kabeer : “Comment est-il possible pour les femmes de reconnaître et de faire face aux injustices inhérentes aux relations sociales qui définissent leurs identités et donnent un sens à leur vie sans pour autant nier ou nuire à ces relations ? »[ Kabeer, N. (2011) Between affiliation and autonomy : navigating pathways of women’s empowerment and gender justice in rural Bangladesh. Development and Change 42(2), 499-528, page 503.]. Mes travaux analysent ainsi quelles sont les trajectoires d’empowerment négociées par les femmes et de quelles manières leur empowerment est réalisé avec les contraintes, grâce à des mécanismes de coopération.
  • L’entrepreneuriat social
    Perçu comme le développement au-delà de l’assistance, l’entrepreneuriat social permet un développement qui ne dépend plus des bailleurs extérieurs et s’inscrit dans les politiques de développement des Nations-Unies (par exemple intégré dans l’Objectif de Développement Durable 9) en étant perçu comme le moyen de sortir des situations de dépendances de la pauvreté. Les entrepreneurs sociaux sont donc des agents du changement qui peuvent être considérés comme une solution au niveau micro pour réduire la pauvreté au niveau local. Ainsi est convoquée la question de la stimulation de l’entrepreneuriat social dans les pays en voie de développement, dans un contexte où les structures et les ressources qui soutiennent l’entrepreneuriat traditionnel sont absentes. Mes travaux portent sur les facteurs facilitant l’entrepreneuriat et analysent les mécanismes d’autonomisation saisis par les entrepreneurs sociaux et interrogent ainsi de quelles manières les entreprises sociales sont novatrices en termes des produits et services qu’elles développent, mais aussi de leurs rapports au marché ou des formes d’entreprises adoptées. Me focalisant sur les femmes qui représente une importante part des entrepreneurs sociaux, je questionne ainsi quelles sont les contraintes liées au genre, et de quelle manière l’entrepreneuriat social est-il un moyen d’autonomisation ou un autre mode de reproduction social.

Programmes actuels

  • FESO : Femme et entrepreneuriat social au Ghana, de nouvelles formes d’agir économiques au niveau micro. Bourse de post-doc de la Fondation Croix Rouge.
  • PREFAS : Plateforme régionale sur l’enfance et la famille.

Enseignements et diffusion des connaissances

J’ai réalisé des enseignements en Anglais et en Français à la Vrije Universiteit, Amsterdam (M1 : Stratégies d’endiguement des maladies contagieuses, M1 : Analyse comparée des systèmes de santé, M1 : Analyse des politiques publiques, M1 : Méthodes de recherches qualitatives et quantitatives, L3 : Santé publique) au département de sociologie (L1 : Phénomènes sociaux & méthodes de mesure pour les sciences sociales, L1 : Initiation à l’enquête & au langage sociologique, L2 : Histoire économique & sociale ) et au département de géographie (M1 : Le développement et ses politiques Nord-Sud). J’ai encadré divers mémoires de Master (M1/M2). Je participe à des actions de vulgarisation scientifique (par exemple action IRD avec des lycées de Marseille : Villes en questions).

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