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MIEULET Elise

Titre provisoire de la thèse :

Le littoral méditerranéen à l’épreuve de la prolifération du moustique tigre : enjeux environnementaux et sanitaires

Formation :

  • Licence Mathématiques appliquées aux Sciences Humaines et Sociales (MASS), Université de la Méditerranée
  • Master 1 et 2 Mathématiques appliquées aux Sciences Humaines et Sociales (MASS) : Gestion des risques, Université de la Méditerranée et Université de Provence

Domaine de recherche :

Sociologie de l’environnement et des risques

Période d’accueil :

2011-2015

Direction de thèse :

Directeur : Patrice Vimard

Co-directrice : Cécilia Claeys

Mots clefs :

Moustique – moustique tigre - environnement – santé – risque – épidémie –chikungunya – dengue - données quantitatives – données qualitatives

Description du projet :

Identifié pour la 1re fois en Normandie en 1999 (Schaffner et Karch, 2000), le moustique tigre s’installe durablement en France métropolitaine à partir de 2004 à Menton (Delaunay et al., 2007). Depuis, Aedes albopictus, potentiel vecteur du chikungunya et de la dengue, n’a eu de cesse d’élargir son aire de répartition sur le pourtour méditerranéen français et en Corse. En colonisant tout particulièrement les gîtes artificiels fournis par l’Homme (Delaunay et al., 2012), Aedes albopictus se démarque des moustiques allochtones. En effet, alors que les moustiques allochtones se développent soit dans les marais (genre Aedes), soit au coeur des « miasmes » urbains (genre Culex), le moustique tigre affectionne particulièrement les petites quantités d’eau « non souillée » au coeur des jardins urbains et périurbains. Associé au souvenir des épidémies de fièvres et de paludisme, l’association entre insectes et espaces considérées comme « insalubres » (Corbin, 1986), participe de la construction sociale du moustique en animal « nuisible ». Toutefois, à partir de la seconde moitié du XXe siècle, et dès lors que le risque sanitaire lié aux moustiques s’estompe en métropole, une (re)qualification progressive de l’insecte en animal « utile », tant pour la chaine trophique que pour l’équilibre des écosystèmes, s’opère (Claeys-Mekdade, 2002, Claeys-Mekdade et Nicolas, 2009). Une telle évolution fait suite à des phénomènes d’esthétisation (Bara, 2002) puis d’écologisation des marais, opérés sur fond d’émergence du New Ecological Paradigm (Dunlap et VanLiere, 1978, Dunlap et al., 2000). Mais, l’introduction accidentelle d’Aedes albopictus vient bouleverser les catégories culturelles et spatiales préexistantes associées aux moustiques, et plus largement aux animaux. D’autant que son rôle de potentiel vecteur marque la réémergence de la dimension sanitaire inhérente aux moustiques en France métropolitaine.

Dès lors, cette thèse s’inscrit dans une double problématique environnement/santé, et analyse les tensions, articulations, complémentarités et/ou arbitrages entre préoccupations environnementales et sanitaires dans un contexte de risques sanitaires émergents. Il s’agit également de saisir la pluralité de pensée et d’action auprès des différents acteurs, conduisant à une coexistence des postures anthropocentriques (modernes) et biocentriques (postmodernes) (Giddens, 1991, Giddens, 1990, Beck, 2006, Beck, 1999), menant à des acceptations plurielles des risques environnementaux et sanitaires en présence.

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