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MADIEGA Yeniban

Doctorant en Sociologie, Démographie
ED355 « Espaces, culture, sociétés », Aix-Marseille Université, France
ED/LE.SH.CO Ecole Doctorale « Lettres sciences humaines et communication » de l’université Joseph Ki-Zerbo, Ouagadougou, Burkina Faso

yeniban.madiega gmail.com
yeniban.madiega etu.univ-amu.fr

Formation :

  • 2019-2020 : Master 2 Mathématiques Appliquées, Statistiques parcours Mathématiques Appliquées et
    Sciences Sociales, Analyse des Populations, Faculté des sciences, Aix-Marseille Université, Bénéficiaire
    de bourse excellence Labex Archimède (actuel Institut Archimède) d’Aix-Marseille Université, France
  • 2017-2019 : Master de recherche en Sciences de la Population, Institut Supérieur des Sciences de la Population (ISSP),
    Université Joseph KI-ZERBO, Ouagadougou / Burkina Faso. Bénéficiaire de bourse SWDD (Sahel Women’s Empowerment and Demographic Dividend) de la Banque Mondiale.

Sujet de thèse :

« Les configurations résidentielles marginales au Burkina Faso, au Togo et à Madagascar »

Résumé de la thèse :

La thèse vise à apporter un éclairage sur les dynamiques du changement social à l’œuvre en Afrique, à travers l’étude des configurations résidentielles comme révélatrices des normes sociales et des pratiques marginales afférentes à l’organisation familiale. La famille (comprise dans son sens élargi) est le lieu par excellence de la reproduction et la sphère première d’intégration des individus à la vie sociale. Elle joue un rôle de régulateur dans bien des domaines de la vie des individus (mariage, reproduction, logement, travail, etc.) et constitue de ce fait un point d’observation privilégié des grands changements sociétaux au cœur des enjeux de la mondialisation. Elle s’inscrit dans le projet MARGES (ANR) qui vise à comprendre les transformations des normes afférentes à la famille par le truchement de situations considérées comme marginales.

Les situations marginales sont appréhendées du point de vue des arrangements résidentiels et domestiques ; des formes d’union ; des pratiques de fécondité et de sexualité ; du rôle des politiques. Il s’agira, dans une démarche comparative entre les trois capitales de l’étude : Ouagadougou, Lomé et Antananarivo, d’étudier les modèles de « vivre ensemble » à travers le repérage des formes dominantes et marginales d’arrangements résidentiels et d’organisation des ménages. Différentes données existantes seront mobilisées : les recensements généraux de population, les différentes enquêtes ménages nationales, et certaines enquêtes spécifiques de projets antécédents de l’équipe de recherche. Le travail de recherche s’inscrit dans le courant de la démographie de la famille développée par de nombreux chercheurs, de l’IRD notamment, dès les années 1980. L’approche comparative permettra d’identifier les formes d’unions ainsi que les configurations résidentielles émergentes et spécifiques à chaque capitale. Elle contribuera ainsi à enrichir les débats sur la complexité et la diversité des modèles familiaux africains.

Les données disponibles centrées sur le ménage se prêtent particulièrement bien à l’observation des groupes résidentiels. Elles permettent par exemple d’identifier les différentes situations de monoparentalité féminine et masculine, d’en analyser les déclinaisons et les facteurs. Ces informations sont essentielles pour mieux comprendre les mécanismes d’exclusion ou au contraire de protection opérant dans le cadre familial. Observer et analyser les formes résidentielles permet aussi de mieux appréhender les situations matrimoniales telles que le célibat et l’union libre souvent stigmatisées dans les pays considérés. Enfin, associées aux relevés d’histoires des maternités et des mariages proposés par certaines enquêtes, elles permettent d’explorer les ressorts de l’infécondité et de la fécondité hors union. Le recours aux données de recensements sera privilégié dans la mesure où ces données permettent de quantifier des phénomènes marginaux qui échappent aux enquêtes par sondage du fait des trop faibles effectifs. Une première phase descriptive est prévue pour produire des indicateurs de prévalence des phénomènes dans les trois pays. Une seconde phase d’analyses approfondies sera développée en fonction des intérêts du projet. Elle intégrera un travail réflexif sur les possibilités offertes par une interface des données chiffrées et des données qualitatives issues de la socio-anthropologie afin de mieux appréhender tant les normes que les pratiques marginales souvent délaissées.

Mots clés :

Familles, Inégalités sociales, marginalités, résilience

Encadrement :

Directrice : Valérie DELAUNAY

Directrice : Bilampoa GNOUMOU/ THIOMBIANO

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