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HÉRAT Arlette

Chercheure enseignante à l’École d’Architecture de Marseille

L’interface ville-nature, au croisement des politiques urbaines et de protection de l’environnement

À la suite d’un premier terrain (les plages du Prado) j’ai développé cette question de recherche sur les recompositions du littoral et des confins marseillais à l’occasion du projet Un parc national pour les calanques de Marseille ? Construction territoriale, formes de concertation et principes de légitimité (Ministère de l’écologie, de l’énergie, du développement durable, et de l’aménagement du territoire - programme CDE, Deldrève V. et Deboudt Ph. coord, 2008-2010). Mon terrain de recherche portait sur un quartier populaire situé aux portes du Parc national des Calanques (la Cayolle). Alors que la caractéristique dite « périurbaine » du parc aurait pu déboucher sur une vision complexe associant nature et ville, nos travaux font ressortir l’institution d’une limite franche, formalisée par le périmètre du cœur de parc. En effet, parallèlement à la mise en place du dispositif renforcé de protection du site naturel, nous observons, côté ville, le développement d’une urbanisation doublé d’un processus de gentrification. Cette mutation, associée à une réglementation de l’accès aux calanques, fait peser le risque d’inégalités environnementales sur des résidents dont l’identité territoriale s’est construite autour de la relation au site naturel.

L’effort public en matière de planification et d’aménagement autour de l’Etang de Berre

Associée à l’inventaire du patrimoine du XXe siècle des communes de Tarascon et Arles (Ministère de la Culture, DRAC PACA, mandataire Marantz-Jaen E., 2008-2010), j’ai poursuivi mes recherches sur l’aménagement territorial (après Vitrolles, ville nouvelle), me déplaçant à l’ouest de l’Étang de Berre particulièrement impacté par le projet de zone industralo-portuaire de Fos-sur-Mer. Dans ce cadre, j’ai été amenée à étudier les relations entre projets de planification et urbanisation des communes, à partir d’une approche archivistique et documentaire. Se révèlent les aléas d’une planification locale qui a eu du mal à jouer son rôle d’encadrement face à une dynamique opérationnelle forte et qui donne à voir avec quelle complexité le renouvellement de l’action publique en matière d’urbanisme s’est déployé au cours de la deuxième partie du XXe siècle. Eloignée d’une vision simpliste, dans laquelle l’action de l’État s’efface progressivement avec la décentralisation, la création du Ministère de l’Équipement (1966) va générer une mainmise de l’État dans la formalisation des documents d’urbanisme concrétisée par une fabrique normalisée des documents de planification, dont les effets perdureront jusqu’à l’aube du XXIe siècle.

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